MEDECINE PAR ERIC JL BRETON - EPIDEMIES
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Lundi 2 juin 2003

SRAS
Libération SOCIETE, samedi 31 mai 2003, p. 19 Un des directeurs de l'OMS fait le point sur l'épidémie: «L'objectif est de remettre le virus du Sras dans sa boîte» LASTERADE Julie Alors qu'en France il n'y a pas de nouveau cas de Sras depuis des semaines, David Heymann, directeur du dépar te ment des maladies transmissibles à l'OMS, fait le point sur la situation. Considérez-vous que l'épidémie est sous contrôle ? Non. Le virus est toujours présent chez l'homme dans plusieurs pays et il peut voyager. Nous ne voulons pas que le Sras reste une maladie humaine. Si c'était le cas, le monde serait toujours menacé et connaîtrait des flambées de pneumonie atypique de temps en temps. L'objectif est de remettre ce virus dans sa boîte, faire en sorte qu'il retourne d'où il vient pour qu'il ne se développe pas de façon endémique comme le virus du sida, le bacille de la tuberculose ou l'agent responsable du palu. Au Vietnam, à Singapour nous y sommes parvenus, nous espérons maintenant y arriver aussi à Hongkong et au Canada. A Taiwan et en Chine, il faut continuer la lutte.Mais pourquoi cette résurgence à Taiwan et au Canada ? Commençons d'abord par de bonnes nouvelles. Singapour et Hongkong sont en train d'enrayer l'épidémie. Nous comptons maintenant moins de cinq cas par jour à Hongkong, et Singapour n'a pas enregistré de nouveau cas depuis le 11 mai. Par ailleurs, l'engagement de la Chine dans la lutte commence aussi à avoir un impact. Taiwan, en revanche, n'a pas été très bien coordonné au début. Nous avions des difficultés à «tracer» les sujets «contacts» des malades. Depuis deux semaines, l'organisation est meilleure. L'augmentation des cas de Sras correspond à une meilleure détection des cas «contacts» infectés. A Taiwan, le nombre de nouveaux cas diminue chaque jour, même s'il reste encore supérieur à 5 par jour. La flambée constatée au Canada s'explique différemment : l'une des hypothèses suppose que le virus était caché dans un appareil du bloc opératoire d'un hôpital. Et a infecté un des patients. Sa contamination est passée inaperçue, ce patient, qui n'a pas été isolé, a contaminé d'autr! es personnes.Savoir que la civette est un animal porteur du virus peut-il vous aider ?Nous avons détecté le virus du Sras dans cet animal de la famille du chat, cela ne prouve rien, car cet animal a pu lui-même l'attraper par d'autres animaux, mais c'est un pas de plus dans la lutte. Cela nous permet de nous méfier de cet animal-là.Comment arriver à remettre le virus «dans sa boîte» ? En continuant à se battre contre le virus comme nous le faisons actuellement. En identifiant, en isolant les cas suspects, en prenant les mesures sanitaires adéquates pour éviter les contaminations, en retrouvant tous les sujets qui ont pu être au contact du malade et en vérifiant régulièrement qu'ils ne développent pas la maladie. C'est la procédure normale de lutte contre une épidémie lorsque l'on ne dispose ni d'un vaccin ni d'un médicament.D'un point de vue épidémiologique, à quel type d'agent pathogène compareriez-vous le virus responsable du Sras ?Difficile de faire une comparaison. Le virus du Sras me fait un peu penser à celui de l'hépatite B. Ils ne se transmettent pas de la même façon, il n'existe ni vaccin ni médicament contre le Sras, contrairement à l'hépatite B. Mais ils présentent des similitudes du point de vue des infections nosocomiales. L'hépatite B comme le Sras ont d'abord été des maladies du personnel de santé. Catégorie : Anecdotes/Société Sujet(s) uniforme(s) : Maladies, traitement et prévention; Santé publique et condition physique Taille : Moyen, 407 mots © 2003 SA Libération. Tous droits réservés. Doc. : 20030531LI0LI20030531082

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-06-02 14:06:26
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Jeudi 29 mai 2003

SRAS
Le SRAS, un virus extra-terrestre ? Des chercheurs estiment que le virus de la pneumonie atypique pourrait avoir été transporté sur Terre par une comète. Consternations et moqueries chez les spécialistes du SRAS. Mis en ligne le 26 mai 2003 Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) vient des étoiles. Une affirmation a priori farfelue qui est pourtant soutenue par un collectif de scientifiques emmené par le professeur Chandra Wickramasinghe, de l'université britannique de Cardiff. Leur théorie a été exposée dans une lettre publiée par la revue scientifique The Lancet, révèle la BBC. Panspermie "Les séquences génétiques particulières de ce virus SRAS apparaissent radicalement différentes de tous les autres coronavirus connus", affirme le professeur Wickramasinghe. Ce qui suggère, selon lui, que le SRAS s'est développé sur une autre planète et qu'il aurait amené sur Terre par une comète. Cette idée s'appuie sur la théorie connue sous le nom de panspermie. Le scientifique reconnaît néanmoins ne pas disposer de preuve concrète pour étayer ses propos. Ce qui explique, indique la BBC, que "nombre d'experts du SRAS pensent que cette théorie elle-même (de Wickramasinghe, NDLR) semble venir d'une autre planète" ! Selon les experts interrogés par le site britannique, le SRAS "n'a rien d'étrange" et "a certainement évolué à partir d'autres virus connus". Certains d'entre eux ont même qualifié la lettre au Lancet de "ridicule" et de "blague". Enfin, un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé à la BBC qu'il n'y avait aucun plan à l'étude pour envoyer des inspecteurs dans l'espace. photo d'ouverture : comète Ikeya-Zhang C/2002 C1 (G. Rhemann/Sky & Telescope) e-TF1 n'est aucunement responsable du contenu des sites externes pour lesquels elle offre des liens. Par Matthieu DURAND

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-29 13:00:57
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Mardi 27 mai 2003

SRAS
PNEUMOPATHIE

Un test de dépistage
pour le Sras

Un centre de recherches allemand annonce la mise au point d'un test permettant de détecter la présence d'anticorps de la pneumopathie.

 
Un homme se désinfecte les mains en arrivant à l'hôpital de Toronto (AP)
 
L'Institut Robert Koch, principal centre de recherches médicales d'Allemagne, a annoncé lundi la mise au point d'un test permettant de détecter la présence dans l'organisme d'anticorps de la pneumonie atypique, signe d'une infection par la maladie.
Ce test sanguin, facile à mettre en œuvre, constitue une étape "importante dans le processus d'établissement d'un diagnostic solide de la maladie et de la cause de l'infection", a déclaré le président de l'Institut, Reinhard Kurth.
Les résultats du test permettront de confirmer si un patient atteint des symptôme typiques du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) -fièvre importante, toux, inflammation de la gorge- a été contaminé ou non par le virus. Ces symptômes peuvent être présents plusieurs semaines avant l'apparition d'anticorps dans le sang.
Reinhard Kurth n'a pas précisé quand le nouveau test serait commercialisé.

Toronto : zone affectée

Sur le front de la maladie, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir replacé Toronto sur la liste des zones affectées par le SRAS, sans toutefois déconseiller aux voyageurs de se rendre dans la plus grande ville du Canada.
"Toronto nous a signalés huit cas probables", a expliqué à l'Associated Press un porte-parole de l'OMS, Iain Simpson. "Cette liste est simplement la description d'une réalité objective. Il s'agit d'une liste des endroits avec de récentes transmissions locales" de la maladie, a-t-il ajouté. La capitale de l'Ontario avait été retirée de la liste le 14 mai, mais est désormais confrontée à un apparent regain de l'épidémie. Trois décès dus au SRAS y ont été confirmés. Plus de 2.000 personnes ayant pu être exposées à la maladie sont en quarantaine à leur domicile depuis une dizaine de jours, a déclaré le Dr. Colin D'Cunha, responsable de la santé en Ontario.
Plus de 8.200 personnes ont été contaminées par le SRAS dans le monde depuis novembre 2002 et 729 personnes au moins en sont mortes. Taïwan a rapporté mardi 11 nouveaux cas suspects et quatre décès.
Sur ce total, on recense plus de 150 cas dont 27 décès à Toronto et ses environs.

Nouvelle vague

La nouvelle vague de cas provient apparemment d'un nonagénaire, dont le SRAS remonte à fin avril. L'homme âgé de 96 ans a développé une pneumonie après une intervention chirurgicale dans un service orthopédique du North York General Hospital. Il s'agissait en fait d'un SRAS non diagnostiqué.
Le vieil homme, précisent des responsables canadiens de la santé publique, a ainsi contaminé des soignants de l'hôpital, d'autres patients et des visiteurs du service. Un des patients transférés par la suite dans un centre de rééducation apparaît avoir contaminé à son tour quatre autres personnes. Une enquête est en cours pour le confirmer.
Les autorités sanitaires canadiennes ont de nouveau imposé des mesures de confinement dans les hôpitaux de la région de Toronto, fermant ceux où de nouveaux cas ont été dépistés et limitant les accès aux urgences dans tous les autres.
A l'Hôpital North York, toutes les issues étaient fermées lundi, à l'exception de l'entrée principale. Le personnel et les rares visiteurs portaient des masques et devaient se passer les mains au désinfectant. Leur température était régulièrement contrôlée. (AP)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-27 12:49:00
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Vendredi 23 mai 2003

SRAS
Médecine et santé

Le virus du SRAS trouvé chez une civette

Un infirmier vérifie la température d’une hôtesse de l’air à l’aéroport de Pékin. (AP /Ng Han Guan)
 
 

Des chercheurs de Chine et de Hong Kong ont retrouvé chez un petit mammifère carnivore, la civette, le coronavirus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui sévit en Asie. Sont appelées civette plusieurs animaux carnivores ressemblant au chat ou à la martre, espèces appartenant à la famille des viverridés.

D’après le Pr Yuen Kwok-yung, chef du département de microbiologie de l’Université de Hong Kong, il est probable que le coronavirus soit passé de la civette à l’homme, la viande cet animal étant très appréciée dans le sud de la Chine. La consommation d’animaux sauvages est très répandue dans cette région mais cette pratique est de plus en plus surveillée à cause des risques de contamination par de nouveaux virus.

Découvrir le réservoir animal du virus et pouvoir ainsi retrouver la source de la contamination est essentiel pour contrôler l’épidémie à long terme.

A l’heure actuelle, l’Organisation mondiale de la Santé compte plus de 8.000 cas de SRAS dans le monde, dont plus de 680 ont été mortels. L’épidémie marque le pas à Hong Kong, à Singapour et dans le sud de la Chine. En revanche la flambée épidémique n’est pas encore maîtrisée à Taïwan.

(23/05/2003)

L'OMS a reçu notification de 8.046 cas de SRAS dont 682 mortels

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GENEVE (AFP) - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reçu notification par 31 pays de 8.046 cas probables de pneumonie atypique, dont 682 patients morts et 4.210 malades qui ont pu être guéris, selon le dernier bilan publié mercredi par l'OMS.

Selon son décompte effectué jusqu'au 22 mai à 17h00 GMT, l'épidémie de pneumonie atypique ou syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a touché 5.271 personnes en Chine continentale. 300 en sont mortes (soit 4 de plus que lors du précédent bilan).

A Hong Kong, le nombre de cas s'élève à 1.722, dont 258 mortels (soit 3 morts de plus).

A Taïwan 483 cas ont été recensés. Parmi eux, 60 en sont morts (huit décès de plus).

La maladie a touché 206 personnes à Singapour. Vingt-neuf d'entre elles en sont mortes (un décès de plus).

A Macao, deux cas non mortels ont été recensés.

Le bilan fait apparaître 63 malades au Vietnam dont cinq sont morts, et en Thaïlande huit malades, dont deux décédés.

Aux Philippines, ont été recensé 12 cas, dont deux mortels, et en Malaisie, huit, dont deux mortels.

Toujours en Asie, la Mongolie a enregistré neuf cas, l'Indonésie deux cas, l'Inde trois cas, la Corée du Sud trois cas, mais aucun cas mortel.

En dehors de l'Asie, le Canada reste le pays le plus affecté par le SRAS avec 140 malades et 23 morts.

Aux Etats-Unis, 65 cas ont été recensés, mais aucun décès.

Toujours selon les décomptes de l'OMS, la maladie affecte également l'Italie (neuf cas), l'Allemagne (neuf), la France (sept), le Royaume-Uni (quatre), la Suède (3), la Roumanie (un), la Suisse (un), l'Espagne (un), l'Irlande (un), la Finlande (un). Aucun des cas avérés en Europe n'a entraîné de décès.

Ailleurs dans le monde, six cas ont été signalés en Australie, deux autres au Brésil, un en Nouvelle-Zélande, un en Colombie, un au Koweit, mais aucun de ces cas n'a entraîné de décès.

Un cas mortel a été enregistré en Afrique du Sud. Il s'agit toutefois d'un décès suite à une crise cardiaque qui n'a pas jusqu'à présent été attribué au SRAS.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-23 08:52:42
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Vendredi 16 mai 2003

LE SRAS
L'apparition d'un nouveau coronavirus, susceptible de provoquer un SRAS avec un taux de mortalité de 15 % a remotivé les chercheurs | AFP
L'équipe allemande propose un prototype d'inhibiteur de protéase qui pourrait bloquer la protéase du coronavirus | AFP


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-16 12:32:09
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Mercredi 14 mai 2003

SRAS
SRAS: des chercheurs allemands identifient un point faible du coronavirus

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WASHINGTON (AFP) - Des chercheurs allemands ont annoncé mardi avoir identifié un point faible du coronavirus tenu pour responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), une piste pour la mise au point dans les deux ans d'un médicament empêchant le virus de se propager dans l'organisme.

Les chercheurs ont modélisé la protéase du coronavirus, une enzyme impliquée dans la réplication du virus, ont-ils annoncé lors d'une conférence de presse par téléphone, en publiant simultanément leurs travaux sur le site internet de la revue américaine Science.

Cette modélisation lance la course à la mise au point d'un inhibiteur de protéase, type de médicament qui bloque l'activité de la protéase du coronavirus et empêche donc le virus de se reconstituer et d'infecter d'autres cellules. Cette méthode est déjà utilisée dans des médicaments contre le sida.

La mise au point "d'un bon inhibiteur" de protéase du coronavirus "sera probablement l'affaire de quelques mois", a estimé Rolf Hilgenfeld, de l'Institut de biochimie de l'Université de Lübeck en Allemagne, qui a dirigé les travaux.

Mais, a-t-il averti, "cela ne signifie pas un médicament" dans un délai aussi bref. "Il faudra probablement deux ans avant qu'un médicament soit approuvé pour traité le SRAS", a-t-il dit en rappelant que tous les composés mis au point doivent au préalable être testés pour leur toxicité, avant d'être utilisés dans des essais cliniques.

La protéase est une enzyme impliquée dans la réplication du virus. Pour modéliser cette protéase, les chercheurs ont étudié la structure d'une enzyme présente dans le coronavirus humain (souche 229E) responsable du rhume et une autre enzyme d'un coronavirus porcin (TGEV).

"Nous avons déterminé la structure cristalline de l'enzyme essentielle impliquée dans la réplication du virus", a expliqué M. Hilgenfeld.

Pour mettre au point un médicament contre le SRAS, les auteurs de la recherche suggèrent une première piste de travail constituée par une molécule appelée "AG7088", qui fait déjà l'objet d'essais cliniques contre le rhinovirus, cause fréquente du rhume.

Ce médicament produit par les laboratoires Pfizer à San Diego (Californie) "pourrait être un bon point de départ" pour la mise au point rapide d'un inhibiteur contre le coronavirus responsable du SRAS en raison des similarités entre les protéases du rhinovirus et du coronavirus, a précisé le professeur Hilgenfeld, en soulignant qu'il n'avait aucun lien avec le groupe pharmaceutique américain, numéro un mondial.

"Il existe des conflits mineurs entre l'inhibiteur AG7088 et la structure de la principale protéase du coronavirus. Ce composé, AG7088, doit être modifié", car "il a peu de chances d'être un médicament actif contre les infections par le coronavirus", a poursuivi le chercheur.

Le scientifique estime cependant que "les nouvelle structures cristallines, et l'inhibiteur modélisé (du médicament) fournissent un bon point de départ pour réaliser de telles modifications" qui "devrait conduire rapidement à un inhibiteur des protéinases principales du coronavirus".

Des chercheurs de l'Institut de biotechnologie moléculaire de l'Université de Jena et de l'Institut de virologie et d'immunologie de l'Université de Würzburg, en Allemagne, ont aussi participé à ces travaux.

L'épidémie de SRAS, qui a débuté en Asie, a fait plus de 550 morts, selon l'Organisation mondiale de la Santé.

Rubrique : Santé
  Article précédent : Démission du controversé ministre irakien de la Santé (AP)
  Article suivant : Pierre Chanal, sorti du coma, va être placé en détention à l'hôpital (AP)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:29:07
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Lundi 12 mai 2003

VARICELLES
Epidémies : la grippe décroche mais la varicelle s’installe Pour la 22ème semaine consécutive, le réseau Sentinelles de l’INSERM enregistre une incidence de la varicelle au-dessus du seuil épidémique. Dix régions ont un taux de 56 cas pour 100 000 habitants, le seuil limite étant fixé à 32 cas pour 100 000. Les zones les plus touchées par ordre décroissant sont les régions de Franche-Comté (132 cas pour 100 000), Picardie (92), Nord-Pas-de-Calais (76), Aquitaine (63), Auvergne (61), Limousin (58), Languedoc-Roussillon (47), Bourgogne (36), Rhône-Alpes (35) et Ile-de-France (33). Bonne nouvelle en revanche sur le front de la grippe dont l’incidence décroche sérieusement. Seules deux régions restent au-dessus du seuil épidémique fixé à 81 cas pour 100 000 habitants. Il s’agit de l’Auvergne qui enregistre 82 cas pour 100 000 et surtout de l’Alsace (125). Quant aux diarrhées aiguës, leur incidence demeure modérée dans l’ensemble, à 93 cas pour 100 000 pour un seuil épidémique établi à 139 cas pour 100 000. L’Alsace encore (283) mais aussi l’Aquitaine (188) et le Nord-Pas-de-Calais (151 cas pour 100 000) demeurent les seuls foyers épidémiques. Sources: Sentiweb Hebdo, n° 2003-18

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 10:42:43
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Lundi 12 mai 2003

SRAS
Un virus encore "trop jeune" pour s'être entièrement dévoilé PARIS, 11 mai (AFP) - Le virus responsable de la pneumonie atypique (syndrome respiratoire aigu sévère, SRAS) est encore un "trop jeune" venu sur la scène des maladies frappant l'humanité pour s'être entièrement dévoilé, selon les spécialistes. Deux mois après l'alerte mondiale lancée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur cette mystérieuse maladie, de considérables progrès ont été accomplis, même s'il n'existe pas de traitement efficace à coup sûr, ni bien sûr de vaccin. Le virus, un nouveau coronavirus, a été identifié, sa séquence décodée. On sait maintenant qu'avec ses 30.000 lettres (ou "nucléotides"), c'est le plus gros des virus à ARN. Des virus qui ont une propension à muter aisément comme celui du sida, qui en use pour tromper le système de défense immunitaire des personnes qu'il envahit. Pour en savoir plus, la comparaison de séquences du virus provenant de plusieurs pays est indispensable. Selon la première analyse majeure faite par l'équipe du docteur Edison Liu (Institut du Génome, Singapour) sur 14 souches du virus, il n'a pas muté significativement. Cette apparente stabilité laisse craindre que le virus, qui "s'est bien adapté aux humains", ne soit pas prêt de perdre sa virulence et mute vers une forme bénigne, selon le professeur canadien Earl Brown (université d'Ottawa). "La bonne nouvelle, c'est qu'avec le temps nous serons peut-être capable d'avoir un vaccin", ajoute-t-il. Encore qu'un vaccin ne soit pas pour demain, selon les spécialistes. "Si l'infection entraînait la fabrication d'anticorps protecteurs contre une nouvelle épidémie, cela faciliterait le développement d'un vaccin de type classique", relève le virologue français Jean-Claude Manuguerra (Institut Pasteur). "peut mieux faire" Un expert américain réputé en matière de sida, le Dr David Ho, a apporté dimanche de Hong Kong une note d'optimisme en évoquant un traitement potentiel. Son équipe a fabriqué de petites protéines de synthèse, des peptides. Les tests préliminaires en laboratoire montrent que de telles molécules "peuvent protéger les cellules contre l'infection par le virus du La mortalité, revue à la hausse, atteint dans l'ensemble 14% à 15%, selon l'OMS, inférieure à 1% chez les moins de 24 ans, elle monte à plus de 50% parmi les plus de 65 ans. "La co-infection (par un autre virus ou une bactérie) est possible, mais vu la dynamique de l'épidémie, il est peut vraisemblable que deux virus soient transmis systématiquement en même temps", commente la virologue Sylvie Van der Werf (Institut Pasteur, Paris). Les formes sévères pourraient s'expliquer aussi par la charge virale (quantité de virus), l'état (maladies chroniques) et l'âge du patient, ajoute-t-elle. Pasteur s'attelle, comme d'autres (notamment les Centres de contrôle des maladies américains, avec un test de type Elisa) à la détection d'anticorps spécifiques du coronavirus dans les 21 jours après le début des manifestations de la maladie. L'intérêt sera de pouvoir confirmer l'infection dans certains cas où le virus n'a pu être directement détecté par les tests d'amplification génique. Avec ces derniers, relèvent les chercheurs de Pasteur, on détecte généralement le virus dans les 3-4 jours après les premiers symptômes, et plus aisément sur les prélèvements respiratoires profonds qu'au niveau de la gorge. A l'OMS, on redoute de voir le SRAS s'installer sur le continent africain. Mais tout dépend de ce qui va se passer en Chine : les pays auront beau faire tous les efforts possibles, l'épidémie ne sera pas maîtrisée sans le pays le plus peuplé du monde. Et la Chine "peut mieux faire", selon l'OMS.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 09:50:56
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Mercredi 7 mai 2003

SRAS

Le SRAS beaucoup plus mortel après 60 ans
Le taux de mortalité du syndrome respiratoire aigu est beaucoup plus élevé chez les patients âgés de 60 ans et plus que chez les adultes ayant moins de 60 ans, selon les calculs d’épidémiologistes de Hongkong et de Grande-Bretagne publiés en ligne par la revue médicale The Lancet...
l'article


 

SRAS: la Chine craint une extension de l'épidémie aux zones rurales (AP, mercredi 7 mai 2003, 13h20)
PEKIN (AP) - La Chine est loin d'en avoir fini avec l'épidémie de pneumonie atypique


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-07 13:22:30
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Lundi 5 mai 2003

LE SRAS
Le coronavirus, un virus très stable «Le virus du SRAS sera vaincu par notre gouvernement sous la direction du PC chinois», proclame cette affiche à Pékin. (AP/Greg Baker) Le coronavirus impliqué dans le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) serait beaucoup plus stable que les coronavirus humains déjà connus, généralement responsables de rhumes, d’après les informations rassemblées par l’Organisation mondiale de la santé. L’agent infectieux du SRAS survit au moins 24 heures dans les urines à température ambiante, au moins 6 heures dans les selles et jusqu’à 4 jours dans les selles diarrhéiques, moins acides, ont montré plusieurs analyses en laboratoires. D’après une étude menée en Allemagne, le coronavirus peut survivre 24 heures sur une surface plastique à température ambiante. Dans la gouttelette séchée, le nombre d’unité de virus par millilitre avait été divisé par dix, mais il était toujours viable, ont précisé les chercheurs. Il semblerait par ailleurs que les malades atteints du SRAS développent une réaction immunitaire excessive la deuxième semaine de l’infection qui conduit dans 20% des cas à une forme très grave de la maladie. Cette réaction détruirait les alvéoles des poumons, ces petites poches où s’effectuent les échanges gazeux, sans distinguer les cellules infectées des autres. Plus de 460 personnes sont décédées du SRAS dans le monde depuis le mois de novembre 2002. A Hongkong, le gouvernement affirme que l’épidémie marque le pas, tandis qu’en Chine les mesures drastiques de quarantaine et de fermetures d’école sont reconduites. C.D. (05/05/2003)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-05 12:07:53
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Dimanche 4 mai 2003

SRAS

LONDRES (AP) - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient été rayés de la liste des pays infectés par l'épidémie de pneumonie atypique.

La décision a d'abord été communiquée jeudi sur le site internet de l'OMS.

Une "région infectée" est définie comme un pays où le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) s'est propagé au sein de la population lors des 20 derniers jours, soit le double de la période d'incubation du virus.

Selon le Dr David Heymann, chef du service des maladies transmissibles de l'OMS, les cas actuels de SRAS aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne sont des personnes arrivant de l'étranger et le virus ne s'est pas propagé à l'intérieur de ces deux pays lors des 20 derniers jours.

Le Vietnam, où la maladie a été formellement détectée pour la première fois, a été rayé de la liste de l'OMS lundi. Les pays toujours désignés comme des "régions infectées" sont la Chine, le Canada, Singapour et la Mongolie.

Selon un dernier bilan, l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a fait 418 morts et infecté plus de 5.900 personnes dans le monde. AP

jp/v530


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-04 10:29:51
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Dimanche 4 mai 2003

SRAS
Une contamination de l'Afrique serait catastrophique, selon l'OMS [vendredi 02 mai 2003 - 18h08 heure de Paris] Hôpital à New Delhi © AFP Prakash Singh GENEVE (AFP) - L'Afrique "ne peut pas se permettre" d'être infectée par l'épidémie de pneumonie atypique car "les conséquences seraient dévastatrices" pour le continent et pour le reste du monde, a souligné vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Une des hantises de l'OMS est que la maladie s'implante durablement dans des pays en développement dont le système de santé est précaire ou déficient, a expliqué Christine McNab, une porte-parole de l'OMS. Ce serait d'autant plus dramatique qu'il existe actuellement une opportunité, d'une durée limitée, d'éradiquer la maladie si on fait les efforts nécessaires, a-t-elle réaffirmé, citant l'exemple du Vietnam. "On a l'occasion de contenir (le virus), il faut la saisir". "Nous n'avons pas d'autre choix que de travailler aussi dur que possible pour stopper cette maladie à temps et la renvoyer dans la nature", a déclaré David Heymann, chef du département des maladies transmissibles à l'OMS, au cours d'une conférence par téléphone avec des journalistes. "Si (le SRAS) devient une maladie des pays en dévéloppement que nous ne pouvons pas contenir efficacement, certains de ces pays vont la propager partout dans le monde de manière régulière", a-t-il ajouté. Un vaccin anti-SRAS "ne serait pas nécessairement la réponse car il serait difficile de l'introduire dans les pays africains" faute d'un réseau médical suffisant, a expliqué Mme McNab. Dans ce contexte, elle s'est félicitée de la volonté des pays de l'Union africaine, exprimée jeudi par leurs ministres de la Santé réunis à Tripoli, de redoubler de vigilance face au Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Un seul cas de SRAS a été recensé pour le moment sur le continent africain, en Afrique du Sud. Le patient, un homme d'affaires sud-africain de 62 ans, diagnostiqué début avril, est décédé mardi soir à Pretoria. "L'Union africaine ne peut pas se permettre d'avoir le SRAS car les conséquences seraient dévastatrices (...), on ne peut pas prendre le risque de le voir devenir endémique dans ces pays-là", a déclaré Mme McNab. Elle a rejeté l'idée que le virus ne résiste pas à la chaleur, ce qui le rendrait inopérant en Afrique: "on ne peut pas le confirmer, ce serait idéal mais on ne peut pas prendre ce risque", a-t-elle dit. Elle a également rejeté le parallèle avec d'autres épidémies qui font beaucoup plus de victimes en Afrique comme la fièvre hémorragique Ebola. Le virus Ebola "touche une petite région au Congo (..), un endroit où on ne trouve pas de voyageurs internationaux" susceptibles d'exporter la maladie, a-t-elle expliqué. "Ce n'est pas la même menace".

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-04 10:07:57
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Dimanche 4 mai 2003

SRAS
Le virus du SRAS peut survivre plusieurs heures hors du corps humain (presse)

WASHINGTON, 4 mai (AFP) - Le virus du SRAS peut survivre plusieurs heures en dehors du corps humain et jusqu'à quatre jours dans les diarrhées, selon le Washington Post de dimanche qui s'appuie sur des études scientifiques.

Sa durée de survie est de plus de 24 heures sur une surface plastique à température ambiante d'appartement, selon les travaux de laboratoires de Hong Kong, du Japon, d'Allemagne et de Chine qui seront accessibles dimanche dans la journée sur le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"Ces études sont très importantes pour la définition de stratégies de nettoyage et de désinfection", a déclaré au journal américain Klaus Stohr, scientifique en charge du dossier SRAS à l'OMS.

Selon ces nouveaux travaux, le virus peut se transmettre par le simple toucher d'une table ou d'une poignée de porte contaminées.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-04 09:55:56
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Vendredi 2 mai 2003

SRAS

Le virus du SRAS mute, selon des chercheurs de Hong Kong


Une cellule infectée par le virus du SRAS vue au microscope par les chercheurs de Hongkong. (AP /Sub - Apple Daily)

 
Le virus du Sras
mute

Alors que la première séquence du génome du coronavirus responsable du SRAS a été publiée, des chercheurs de Hong Kong affirment que le virus mute.
 l'article

 Le bilan du Sras dans le monde  Onze morts de plus en Chine  Pas de championnats du monde de cyclisme sur piste en Chine  Galeries photos  Questions-réponses sur le SRAS

 

HONG KONG, 2 mai (AFP) - Des chercheurs de Hong Kong ont déclaré vendredi que le virus de la pneumonie atypique mutait rapidement, ce qui pouvait le rendre plus virulent ou au contraire moins dangereux.

Le Pr Dennis Law, de la faculté de médecine de la Chinese University, a expliqué que la structure du génome du virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) avait changé.

"Cela peut soit le rendre encore plus virulent ou d'un autre coté en faire un virus plus maitrisable", a-t-il dit sur une radio de Hong Kong.

Le territoire a enregistré vendredi huit morts de plus, soit un total de 170 depuis l'apparition de la maladie à la mi mars.

Les recherches ont également montré qu'il y avait plus d'un coronavirus du SRAS, le virus identifié comme la cause de l'épidémie, à Hong Kong.

Le Pr Law a expliqué que les études épidémiologiques avaient monté qu'en mars dernier "il y avait déjà au moins deux souches du coronavirus du SRAS à Hong Kong".

Ces conclusions surviennent alors que les experts s'inquiètent du taux de mortalité croissant dans l'ex-colonie, où plus de 10% des malades du SRAS succombent à la maladie, qui y a infecté 1.611 personnes.

Les récents décès comprennent notamment des patients jeunes sans passé de maladie chronique, ce qui pourrait laisser croire que le virus est devenu plus virulent.

Le nombre de personnes nouvellement contaminées chaque jour a en revanche fortement diminué, s'établissant à moins d'une vingtaine, contre trois à quatre fois plus il y a encore quelques semaines.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-02 11:28:28
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Mercredi 30 avril 2003

SRAS
L'Express du 30/04/2003
Asie
La facture du Sras
propos recueillis par Eric Chol

Que coûte l'épidémie de pneumonie atypique au Sud-Est asiatique? Rencontre avec Andy Xie (Morgan Stanley Hongkong)
 
1 point de croissance

Ignorant l'avis de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui déconseille de se rendre à Pékin en raison de l'épidémie de pneumonie atypique, le Premier ministre a effectué les 25 et 26 avril un voyage éclair en Chine, pour remplir sa hotte de contrats.
Difficile pour autant d'en conclure que c'est business as usual en Asie, où l'épidémie a déjà touché plus de 4 500 personnes et fait plus de 250 victimes. Au contraire, les conséquences économiques du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) ne cessent de s'alourdir. Investisseurs étrangers et touristes fuient la région, attendant des jours meilleurs. Résultat, les avions restent cloués au sol, faute de passagers (Cathay Pacific a annulé 45% de ses vols hebdomadaires) et l'industrie touristique régionale accuse une chute de son chiffre d'affaires de l'ordre de 60%. Les restaurants sont vides, les grandes surfaces commerciales trinquent aussi, tandis que les entreprises occidentales bannissent tout déplacement dans la région, préférant les réunions par téléconférence et les messageries électroniques.
Conséquence, les moteurs de la croissance asiatique montrent des signes de faiblesse: la Banque mondiale a revu à la baisse ses estimations, supprimant 1 point de croissance à l'Asie pour l'année 2003 (5% contre 5,8% initialement). L'inquiétude gagne aussi les sièges des grandes multinationales. Le géant américain de la photo Eastman Kodak a par exemple prévenu que l'épidémie de pneumopathie allait peser sur ses résultats du deuxième trimestre.
Quelle est la facture de la pneumomie atypique?
Déjà plus de 15 milliards de dollars uniquement pour les trois derniers mois, pour l'ensemble des pays d'Asie du Sud-Est (excepté le Japon). Naturellement, le premier secteur touché est le tourisme, et donc les activités de transport, restauration et hôtels. Hongkong et Singapour arrivent en tête des économies les plus affectées, les deux territoires dépendant largement des services, et notamment des recettes du tourisme international. Nous-mêmes avons revu nos prévisions à la baisse, de 5,1 à 4,5%. Pour certains pays, la correction est plus sévère: 2,1% à Hongkong au lieu des 2,7% prévus. Nous estimons cependant que le pic de l'épidémie devrait être atteint au mois de mai. Mais la facture risque de s'alourdir: chaque mois supplémentaire d'épidémie coûte un minimum de 5 milliards de dollars.

L'épidémie risque-t-elle de faire fuir les investisseurs étrangers de Chine?
Certainement pas! Ce que l'on constate pour l'instant, ce sont des retards dans certains projets. Il faut comprendre que, pour beaucoup d'industriels, en particulier dans la filière électronique, produire en Chine est devenu une nécessité pour rester compétitif, grâce à ses coûts très bas. Surtout, les coûts chinois continuent à baisser, et donc l'écart de compétitivité avec le reste du monde, loin de se rétrécir, ne cesse de s'élargir. Il est vrai que depuis le début de l'épidémie, on a entendu parler de projets de diversification géographique, par exemple du transfert d'usines chinoises de chaussures vers le Mexique. Mais, économiquement, c'est un pari impossible, car les coûts au Mexique sont trois fois plus élevés qu'en Chine!

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-30 11:55:55
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Mardi 29 avril 2003

SRAS
Pneumopathie : le Premier ministre a réuni experts et administrations chargées de la santé à Matignon


le 28/04/2003,


Jean-Pierre RAFFARIN a réuni aujourd’hui à Matignon les experts et représentants des différentes administrations chargés du suivi et du contrôle de l’épidémie de Pneumopathie Atypique.

Depuis un mois, un Comité Permanent se réunit quotidiennement à la Direction Générale de la santé et chaque semaine une réunion Interministérielle se tient à Matignon.

A cette occasion, le Premier Ministre a fait part de ses entretiens avec les Autorités Chinoises et avec la Communauté Française, notamment quant à la nécessaire transparence des informations et à l’exigeante mobilisation des différents acteurs. Il a insisté sur l’importance de la coopération internationale en partenariat avec l’OMS, qui a donné des résultats très encourageants, notamment au Vietnam où l’épidémie semble stabilisée, grâce d’ailleurs à l’appui des équipes médicales françaises dépêchées sur place par le Gouvernement.

Le Directeur Général de la Santé a rappelé le dispositif en place en France pour prévenir et, le cas échéant, traiter les cas suspects : à ce jour, aucun cas nouveau n’est survenu depuis 3 semaines sur notre territoire, aucun décès n’a été enregistré et des 5 cas suspects, un seul reste hospitalisé.

Il a été, en outre, décidé le renforcement des équipes médicales auprès de nos consulats en Chine, et la mise au point, d’ici la semaine prochaine, d’un télé-diagnostic, grâce au concours du Service de Santé des Armées.

Remerciant les participants de leur mobilisation, le Premier Ministre a déclaré :

"Il était de mon devoir de participer à la nécessaire mobilisation des autorités chinoises contre l’épidémie, car la Chine est le foyer principal d’inquiétude.
Je souhaite que tous les services publics français continuent à faire preuve de la plus grande transparence, car  c’est de l’opacité que naît la peur. Je demande à tous de rester vigilants mais de faire preuve du sang froid nécessaire dans une situation de cette nature.
Je sais bien que le risque zéro n’existe pas, mais je souhaite avec force, que la France ne pratique pas l’ostracisme ni l’exclusion vis-à-vis de tous ceux, français ou étrangers, qui viennent des pays concernés et qui ne présentent aucun des symptômes identifiés".


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-29 10:31:35
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Lundi 28 avril 2003

SRAS
PNEUMOPATHIE Le Sras recule pratiquement partout, sauf en Chine L'OMS annonce que le nombre de cas de pneumonie est en recul dans quatre des cinq principaux foyers -Hongkong, Singapour, Toronto et le Vietnam. Deux journalistes français qui avaient accompagné Raffarin en Chine ont été éloignés de leur rédaction. Attente masquée en raison de la peur de l'épidémie de Sras dans la gare de Beijing (AP) L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi que le pire de l'épidémie de pneumopathie atypique semblait passé au Canada, au Vietnam, ainsi qu'à Hong Kong et Singapour, mais que la tendance restait à la hausse en Chine. "Il semble que les informations que nous avons de Hong Kong, de Singapour, de Toronto et du Vietnam que l'épidémie a atteint son pic dans ces pays", a déclaré le chef des maladies contagieuses à l'OMS, David Heymann. Il a constaté que ces pays ou territoires "avaient de moins en moins de cas tous les jours et, pour certains, plus du tout, comme au Vietnam. Par voie de conséquence, nous avons espoir et il semble que l'épidémie ait atteint son maximum dans ces pays". L'OMC a déclaré lundi le Vietnam premier pays à avoir maîtrisé l'épidémie et a donc cessé de déconseiller de se rendre dans ce pays. 3.100 cas en Chine En revanche, a-t-il ajouté, "il ne semble pas que (la pneumopathie atypique) ait encore atteint un pic" en Chine. Or "la Chine est la clé". "Si la Chine est incapable de contrôler la maladie, elle restera endémique en Chine... et parfois ira dans d'autres pays." Huit nouveaux décès du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ont été recensés lundi en Chine continentale (soit 139 au total, et 3.106 personnes infections dont 203 lundi), et cinq à Hong Kong (138 au total, et 14 nouvelles infections sur 1.557), ce qui porte le bilan à au moins 332 morts et environ 5.000 personnes infectées. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le chef du gouvernement de Hong Kong, Tung Chee-hwa, participeront mardi au sommet de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique -Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar/ex-Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) sur la stratégie à adopter pour lutter contre le SRAS. Quarantaine à Paris En France, les journalistes Jean-François Achilli, de France Inter, et Jérôme Dorville, d'Europe-1, ont été mis en "quarantaine" par leur direction, à leur retour de leur voyage en Chine où ils accompagnaient le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Le premier a indiqué que sa direction suivait "le conseil du médecin-conseil de Radio France" et le second qu'elle appliquait les recommandations de l'OMS. Quatorze journalistes et photographes accompagnaient le Premier ministre revenu samedi soir à Paris, après un voyage express de deux jours en Chine. Pas de vaccin avant un an La directrice du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d'Atlanta a par ailleurs déclaré dimanche qu'un vaccin efficace contre la pneumonie atypique ne sera pas au point avant un an. "Un vaccin qui pourra être utile à la population ne sera pas disponible avant au moins un an", a affirmé Julie Gerberding à la chaîne de télévision CBS. Elle s'est cependant dite "optimiste" quant à la possibilité de mettre au point ce vaccin. "Notre stratégie aujourd'hui est de travailler dur pour endiguer cela avant que nous ayons un meilleur outil comme un vaccin ou un traitement médicamenteux", a poursuivi cette haute responsable américaine de la santé. De son côté, la responsable de l'OMS a appelé dimanche les pays à coopérer pour contenir la "première épidémie mondiale du XXIè siècle". "Historiquement, le SRAS sera considéré comme la première épidémie mondiale du XXIè siècle", a relevé la directrice générale de l'OMS, Mme Gro Harlem Brundtland. "A l'heure actuelle nous avons encore une possibilité (d'arrêter la propagation de la maladie) (...) d'éviter que ce virus devienne endémique dans le monde comme la grippe ou le VIH (à l'origine du Sida)", a-t-elle déclaré à la BBC (télévision), ajoutant toutefois qu'il était nécessaire de réagir rapidement. Fermeture des lieux publics dévolus au loisir L'effet le plus spectaculaire de l'épidémie du SRAS s'est fait ressentir à Pékin où tous les cinémas, cafés internet, bars karaoké sont restés portes closes sur ordre des autorités qui veulent interdire les lieux de rassemblement, alors que le bilan des victimes ne cesse de s'alourdir dans cette région. Lundi, le ministère de la santé a indiqué que la pneumonie atypique avait fait neuf nouveaux morts et que 203 nouveaux cas avaient été enregistrés. La nouvelle ministre de la Santé chinoise, Wu Yi, surnommée la "dame de fer", a engagé le pays dans une mobilisation sans précédent en matière sanitaire pour venir à bout de l'épidémie en promettant de punir tous les responsables qui feraient preuve d'incurie face à la contagion. Après la suspension des écoles pour un mois, les autorités ont décidé de boucler les accès à l'Université du peuple, la troisième plus grande de la capitale chinoise. Tous les accès au campus universitaire ont été fermés et personne n'est autorisé à y pénétrer ou à en sortir, selon ces étudiants. Les services municipaux de la capitale chinoise ont arrêté les inscriptions en vue de mariages dans le cadre des mesures destinées à lutter contre l'épidémie afin d'éviter les rassemblements. (avec AP)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-28 11:19:56
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Dimanche 27 avril 2003

SRAS
PNEUMOPATHIE

Sras : la Chine prend
des mesures drastiques

Les autorités de Pékin ont ordonné la fermeture de tous les théâtres, cinémas, cybercafés et autres lieux publics dévolus au loisir. Le Canada a enregistré sa vingtième victime en une semaine. Douze nouveaux cas à Hong Kong. Premier cas mortel à Taïwan. 317 personnes sont mortes de la maladie dans le monde.

 
Attente masquée en raison de la peur de l'épidémie de Sras dans la gare de Beijing (AP)
 
Les autorités pékinoises ont ordonné la fermeture de tous les théâtres, cinémas, cybercafés et autres lieux publics dévolus au loisir de la ville afin d'enrayer la propagation du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), a rapporté dimanche l'agence de presse Chine nouvelle.
La décision a été prise pour «arrêter la propagation possible du virus SRAS et assurer la santé publique», affirme Chine nouvelle.
La durée des fermetures dépendra des résultats de la lutte contre l'épidémie de SRAS, qui a tué au moins 42 personnes et en a infecté 988 à Pékin. Dans tout le pays, 122 personnes sont décédées et 2.700 ont contracté le virus.
La fréquentation des lieux de divertissement de la ville avait déjà fortement baissé, les habitants ayant anticipé les mesures des autorités de la ville. Cette mesure fait suite à d'autres dispositions visant à contenir l'épidémie. Au moins trois hôpitaux de la ville ont été isolés et des milliers de personnes ont été placées en quarantaine, certaines à demeure et d'autres à l'hôpital.
Dans le monde le SRAS a tué plus de 290 personnes et en a contaminé environ 4.600.

Nouveau décès au Canada

Un homme de 77 ans est décédé samedi de pneumonie atypique à Toronto, ce qui porte à 20 le nombre de morts du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) au Canada.
Les autorités sanitaires canadiennes ont précisé que cet homme était marié à une employée des services de santé qui avait auparavant contracté la maladie.
Tandis que l'Organisation mondiale de la santé a classé mercredi Toronto parmi les destinations à éviter, un porte-parole de l'OMS a affirmé samedi que cette décision, qui avait suscité la protestation des autorités canadiennes, était réexaminée.
Dick Thompson, de l'OMS, a expliqué que le gouvernement canadien avait fourni à l'agence onusienne basée à Genève un complément d'informations sur les 20 cas mortels de SRAS à Toronto. «Nous réexaminons cette décision» de déconseiller les voyages dans cette ville, a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne câblée CTV.
Des responsables canadiens avaient annoncé vendredi que la recommandation de l'OMS visant Toronto pourrait être levée dès mardi prochain.

Douze nouveaux cas à Hong Kong

Douze personnes supplémentaires sont mortes de pneumonie atypique à Hong Kong ce qui porte le nombre de décès à 133 dans le territoire, tandis que 16 nouveaux cas ont été enregistrés dimanche, selon les autorités sanitaires.
Les personnes décédées, 8 femmes et 4 hommes, étaient âgées de 45 à 91 ans et quatre d'entre elles ne souffraient d'aucune affection chronique lorsqu'elles ont été atteintes par le virus du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).
Parmi les 16 nouveaux cas, deux appartiennent au personnel soignant.
Le nombre cumulatif des personnes atteintes par le SRAS à Hong Kong est de 1.543, précisent les autorités. Il y a cent malades soignés dans les services d'urgence des hôpitaux du territoire.
Au total 668 malades ont été guéris et parmi eux 36 sont sortis de l'hôpital dimanche.

Premier cas mortel à Taïwan

Le gouvernement de Taïwan a annoncé dimanche le premier cas mortel de pneumonie atypique dans l'île et imposé une période de quarantaine pour toutes les personnes en provenance des pays les plus touchés par la maladie.
Le malade décédé samedi soir, un homme de 56 ans, avait contracté le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) par son frère, contaminé à Hong Kong d'où il est rentré il y a deux semaines.
Depuis dimanche, les ressortissants étrangers arrivant à Taïwan en provenance des zones à risques (Chine, Hong Kong, Singapour, le Vietnam et la ville canadienne de Toronto) devront passer dix jours en quarantaine dans des lieux désignés par le gouvernement et dont la liste n'a pas été précisée.
Les habitants de Taïwan de retour au pays seront consignés chez eux. Les voyageurs arrivant des zones affectées devront en outre fournir un certificat médical attestant de leur bonne santé, a précisé le Premier ministre taïwanais Yu Shyi-kun au cours d'une conférence de presse.
Les personnes refusant de se soumettre aux mesures de quarantaine seront passibles de deux ans de prison ou d'une amende de 300.000 dollars de Taïwan (7.805 euros). Taïwan a recensé 55 cas de SRAS. La plupart des patients sont tombés malades après leur retour de Chine ou de Hong Kong. (avec AP)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-27 11:30:29
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Jeudi 24 avril 2003

SRAS

SANTE
Six questions autour d'un virus

UN MOIS et demi après le début de la crise, voici le point, avec la collaboration de l'Institut Pasteur (à l'exception de la dernière question), sur ce que les scientifiques savent, à ce jour, du virus et de la maladie.

1 Comment l'attrape-t-on ? Quand un malade porteur du virus tousse, il émet autour de lui des particules virales contaminantes. Elles sont en suspension dans l'air pendant la toux puis retombent à terre. Plus la toux est importante, et accompagnée de postillons, plus le virus se répand. La distance de contamination est réduite, pas plus de cinquante centimètres. En clair, si un malade tousse dans un avion, un bus ou une rame de métro, il ne va pas contaminer tous les autres passagers. En revanche, la personne assise à côté de lui peut être atteinte. Le contact est aussi contaminant si des postillons se trouvent sur les mains que l'on porte ensuite à la bouche. La durée de vie du virus est faible, cela veut dire qu'une fois à l'air libre, hors du corps du malade, il va perdre de sa virulence. C'est un point très important car cela veut dire que des objets ayant été en contact avec des particules virales ne sont plus contaminants par la suite, ce qui est rassurant pour les entreprises qui reçoivent des marchandises en provenance de zones asiatiques contaminées. Contrairement à ce qui avait été évoqué antérieurement par certains chercheurs, les cafards ne transmettent pas le virus.

Quels sont les symptômes ? Il faut revenir d'Asie, présenter une fièvre supérieure à 38 o C, tousser et avoir des difficultés pour respirer. Une personne qui attrape le virus déclarera la maladie entre trois et dix jours après la contamination (période dite d'incubation). Une fois hospitalisé, le malade suspect passera une radio pulmonaire et un test pour savoir s'il est porteur du virus. L'Institut Pasteur va envoyer d'ici à la fin de la semaine des tests dans huit centres hospitaliers de province. Pour ce test, on fait des prélèvements dans la gorge et le nez des malades suspects.

D'où vient ce virus ? De Chine. Il est maintenant admis que ce virus a commencé à se répandre dans ce pays, probablement en novembre 2002 et en provenance de la province du Guangdong (au nord de Canton) à forte concentration d'élevages de porcs et volailles. C'est un nouveau virus appartenant à la famille des coronavirus (corona signifie qu'il est en forme de couronne) que l'on trouve habituellement chez les animaux d'élevage industriel. Ce virus a traversé la barrière d'espèce, c'est-à-dire qu'il est passé de l'animal à l'homme. Il aurait muté sans que l'on sache pourquoi et serait devenu mortel pour l'homme.

Pourquoi certains porteurs du virus meurent-ils et pas d'autres ? 3 % seulement des malades contaminés décèdent. On ne connaît pas encore le mécanisme précis mais certains chercheurs pensent que les personnes qui sont mortes auraient été contaminées par d'autres agents infectieux (bactéries, virus) avant de contracter la pneumonie, les rendant ainsi plus fragiles. Les chercheurs attendent avec impatience des informations sur les analyses biologiques des morts chinois pour essayer de leur trouver des points communs.

Un vaccin est-il attendu ? Oui mais pas avant plusieurs mois. Treize centres mondiaux travaillent sur le coronavirus et s'échangent en permanence des informations. A l'Institut Pasteur, 30 chercheurs et techniciens planchent d'arrache-pied sur le sujet. Malheureusement, le budget de l'Institut Pasteur ne permet pas de mettre des dizaines de scientifiques sur ces recherches et le gouvernement n'a pas augmenté les crédits.

A-t-on perdu du temps pour lutter contre ce virus ? Oui. Dès le début de l'épidémie, la Chine a censuré toutes les informations et n'a pas alerté, comme elle y était obligée par la communauté scientifique et l'Organisation mondiale de la santé. Au minimum deux mois ont été perdus, entretemps le virus s'est répandu d'abord dans les pays voisins et ensuite sur les autres continents. Hier encore, les autorités chinoises refusaient l'autorisation aux vétérinaires étrangers d'aller inspecter les élevages mitoyens des zones infectées. SGEric Giacometti

Le Parisien , jeudi 24 avril 2003

 

Le virus du SRAS est-il mutant ? Les différents échantillons du virus du SRAS séquencés jusqu'à présent comportent des variations qui laissent croire que le virus mute rapidement. 23/04/2003 - La semaine dernière, des scientifiques du Canada, des Etats-Unis, de Hong Kong et de Singapour ont annoncé avoir réussi à séquencer le génome du coronavirus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). En comparant les séquences provenant de différents échantillons, les scientifiques ont constaté des différences sur au moins 15 des 30 000 bases que compte le virus. De telles variations pourraient résulter d'erreurs survenues lors du séquençage du génome, mais comme la plupart des différences affectent un gène en particulier, il s'agit plus vraisemblablement de mutations, estiment des chercheurs chinois cités dans le New Scientist. Au moins quatre autres échantillons du virus ont été isolés sur des patients chinois décédés du SRAS, provenant de Pékin et du Guangdong, la province d'où est originaire l'épidémie. Si d'aussi importantes variations sont notées entre les séquences, cela confirmerait l'hypothèse d'un virus qui mute rapidement. Développer un test diagnostic et un vaccin deviendraient des tâches encore plus difficiles. Par ailleurs, les Centres for Disease Control américains ont annoncé hier avoir découvert que le virus du SRAS peut survivre plus de 24 h à l'extérieur du corps humain dans certaines conditions de température et d'humidité. Cela expliquerait peut-être en partie la facilité avec laquelle le virus se répand dans la population. L'épidémie a touché à ce jour 3947 personnes, dont 231 sont décédées. Catégorie(s) de cet article : Médecine et santé Catherine Dubé Dernière modification : 23/04/2003 Liste des nouvelles Palmarès Alerte mondiale à la pneumonie (cybersciences) Le virus du SRAS est séquencé (cybersciences) Les dernières informations sur le SRAS (OMS)

 

Pneumopathie : le point sur la situation
Le ministre de la Santé. Photos AFP.                                                                                                                                                                                                                           Un point presse sur l'épidémie de pneumopathie atypique (SRAS) a eu lieu mardi 22 avril 2003 au ministère de la Santé. Jean-François Mattéi, ministre de la Santé, est intervenu pour faire le point sur la situation actuelle de la maladie et expliquer les mesures prises par le Gouvernement français pour empêcher la propagation de la maladie. *
**[ lire l'article ]
[ 23/04/2003 13:30 ]

 


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 12:58:18
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Mercredi 23 avril 2003

SRAS
4.000 personnes sont atteintes du SRAS
La maladie se répand à travers le monde.
L'OMS déconseille aux voyageurs de se rendre à Toronto, Pékin et dans la province de Shanxi en Chine.
A Pékin, pour lutter contre la propagation du virus, les élèves n'auront pas cours pendant un mois.
En France, les malades seront hospitalisés d'office.
 l'article

 Heure par heure  France : vers l'hospitalisation d'office  Sondage : l'épidémie inquiète les Français  Plus de 4.000 cas dans le monde  Le SRAS pourrait devenir endémique

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-23 12:46:32
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MEDECINE PAR ERIC JL BRETON - EPIDEMIES