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Vendredi 23 mai 2003

GAZ A EFFET DE SERRE
Gaz à effet de serre : l’Europe peine à diminuer ses émissions

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays de l’Union européenne ont augmenté pour la seconde année consécutive. Ils s’éloignent donc davantage de leur engagement de réduire substantiellement ces dernières pour la période 2008-2012.

Le niveau total des émissions de l’UE pour les six gaz contribuant au changement climatique a augmenté de 1% en 2001. En dépit de cette progression par rapport à l’an 2000, les émissions mesurées en 2001 ont été inférieures de 2,3% à leur niveau de 1990. Cependant, en vertu du Protocole de Kyoto pour la lutte contre les changements climatiques, l’UE est tenue de réduire ses émissions à un niveau inférieur de 8% à celui de 1990 pendant les années 2008-2012. Nous sommes donc loin du compte !

Selon l’Agence européenne pour l’Environnement (AEE), « les principales raisons de cette augmentation tiennent à un hiver plus rude dans la plupart des pays de l’UE. Il serait à l’origine d’une consommation plus importante de combustibles de chauffage par les ménages ».

Nous connaissons pourtant les conséquences directes de ces gaz sur notre santé. Comme l’affirme le Dr Nino Künzli, de l’Institut de Médecine sociale et préventive de Bâle, la pollution atmosphérique est à l’origine de 6% des décès. Comme le souligne par ailleurs l’OMS, elle tue par conséquent davantage que les accidents de la route.

Sources: Agence européenne pour l’Environnement, 6 mai 2003

(Destination Santé)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-23 09:38:44
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Jeudi 10 avril 2003

POLLUTION DES EAUX

10   avril  2003
Pollution des eaux par les nitrates : la Commission européenne engage une procédure judiciaire contre la France

Se disant "déterminée à garantir un niveau élevé de protection des ressources en eau de l'Union européenne (UE)", la Commission européenne a officiellement demandé à la France et au Royaume-Uni de se conformer aux arrêts de la Cour de justice en ce qui concerne la législation de l'UE en matière de qualité de l'eau.
L'arrêt prononcé contre la France concerne la pollution par les nitrates des eaux superficielles en Bretagne, alors que celui prononcé contre le Royaume-Uni concerne des zones vulnérables à la pollution par les nitrates provenant des activités agricoles.
Les demandes prennent la forme d'avis motivés conformément à l'article 228 du traité. Les États membres qui ne se conforment pas aux arrêts de la Cour peuvent se voir imposer des amendes substantielles. Le non-respect de la législation de l'UE en matière d'eau signifie que des lacs, des rivières et des régions côtières peuvent souffrir de pollution ou être exposés à un plus grand risque de pollution, une pollution qui pourrait autrement être évitée ou réduite. Ainsi, note la Cour, les «bienfaits pour la société d'eaux superficielles propres sont compromis».
Le 8 mars 2001, la Cour de justice avait condamné la France pour ne pas avoir respecté la limite de 50mg/l pour les nitrates dans les eaux superficielles en Bretagne, conformément aux dispositions de la directive sur les eaux superficielles. Ces eaux sont utilisées pour le captage d'eau potable. La Cour a également critiqué la France parce que les mesures que le gouvernement français a prises manquent de cohérence nécessaire pour constituer un plan d'action organique destiné à lutter contre la pollution. En outre, la Cour a reproché à la France d'avoir utilisé pour la production d'eau alimentaire en Bretagne des eaux superficielles de qualité insuffisante, sans notifier à la Commission ni la justification de cette utilisation ni un plan de gestion des ressources en eau.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-10 10:54:17
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Mardi 1 avril 2003

POLLUTION


AFP Général
Général, mardi 1 avril 2003

Pollution: 60% des Franciliens respirent un air chroniquement pollué (PAPIER GENERAL)

Marie-Pierre FEREY

PARIS (AFP) - Plus de 60% des Franciliens respirent de manière chronique un air de qualité "non satisfaisante", selon les résultats de la campagne de mesure de grande envergure Life Résolution menée par Airparif dans 120 villes d'Ile-de-France, publiés mardi.

Selon Airparif, 3,9 millions de Franciliens résidant dans Paris et les proches banlieues sud, nord-ouest et est respirent toute l'année des niveaux de dioxyde d'azote supérieurs à l'objectif de qualité français.

Cet "objectif de qualité" de 40 microgrammes de dioxyde d'azote par m3 vise la pollution de fond, c'est-à-dire le niveau moyen observé toute l'année à l'écart des grands axes. La norme française pour le dioxyde d'azote reprend la recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Si on ajoute 650.000 personnes dont l'air sur le lieu d'habitation avoisine ou dépasse de temps à autre ce seuil réglementaire (en particulier au nord de l'Essonne au croisement A6-A10), "plus de 60% des habitants de l'agglomération parisienne sont susceptibles d'être exposés à un air de qualité insatisfaisante", ajoute le réseau de surveillance.

Pour le benzène, les émissions sont en baisse du fait de la diminution de concentration dans les carburants, mais restent supérieures aux normes de qualité dans Paris intra muros et dans la banlieue proche du nord et du nord-est.

740.000 Franciliens sont exposés, selon Airparif, à un niveau de pollution en benzène qui en moyenne dans l'année, dépasse la norme française. Cette norme, 2 microgrammes par m3, est toutefois plus sévère que la norme européenne de 5 microgrammes/m3.

Le benzène est cancérigène. Le dioxyde d'azote peut provoquer des inflammations de bronches chez les asthmatiques et les insuffisants respiratoires. Le trafic routier est responsable de 54% des émissions de dioxyde d'azote et de 34% des émissions de composés organiques volatils, dont fait partie le benzène.

Le coeur de Paris est le plus pollué. Les émissions sont de 30 à 40% plus élevées en hiver, du fait des chauffages (dioxyde d'azote) et des émissions de benzène lors du démarrage à froid des véhicules catalysés. De plus, les polluants se dispersent moins bien l'hiver.

C'est la première fois qu'Airparif mesure la pollution à cette échelle: 250 capteurs ont été placés dans 120 communes, à raison de 1 tous les 2 km. Airparif a aussi mesuré de façon fine l'air tous les 50 m en s'éloignant d'axes majeurs comme la rue Saint-Antoine, dans le Marais, et la rue de Rivoli.

La pollution à proximité directe de l'axe routier peut être jusqu'à trois ou quatre fois plus élevée que le niveau de fond du quartier pour le benzène et deux fois supérieure pour le dioxyde d'azote. Plus la rue est étroite, encaissée avec des immeubles élevés, plus la pollution est intense.

"Cela ne veut pas dire que les gens vont s'écrouler sur le trottoir, mais des portions de populations plus fragiles, comme les enfants et les personnes agées ou ayant des difficultés respiratoires seront gênées", a expliqué à l'AFP Agnès Lefranc, de l'Observatoire régional de la santé en Ile-de-France.

Toutes les études disponibles (Erpurs, Institut de veille sanitaire) relèvent une hausse des décès et des hospitalisations, notamment des enfants pour asthme, lorsque la pollution augmente.

Selon Mme Lefranc, "le respect des normes de qualité représenterait déjà sans aucun doute une amélioration pour la santé des habitants d'Ile-de-France". Airparif estime que pour respecter ces objectifs, il faudrait abaisser de 50 à 80% les émissions polluantes.

mpf/pc/ds

Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Pollution de l'air; Santé publique et condition physique
Sujet(s) - AFP Général : Environnement; pollution; air; santé; IDF
Heure de publication : 10:47 GMT
Taille : Moyen, 417 mots

© 2003 AFP. Tous droits réservés.

Doc. : 20030401AF0FRS483_091_124721


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-01 11:54:36
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Mardi 4 mars 2003

POLLUTION

• LE MONDE | 04.03.03 | 15h49


Une nouvelle étude confirme le lien entre la pollution et la mortalité à Paris

L'observatoire régional de la santé (ORS) d'Ile-de-France a publié, lundi 3 mars, une étude confirmant un lien direct entre la pollution atmosphérique, principalement issue des transports, et la mortalité ou la morbidité des habitants qui la supportent. Révélé par Le Journal du dimanche, le 2 mars, ce travail de recherche a été communiqué au conseil régional, au ministère de l'écologie et aux DDASS. Un résumé est consultable sur Internet (www.ors-idf.org).

Les auteurs, une biologiste et une statisticienne, ont comparé sur la période 1987-2000 les valeurs quotidiennes d'émissions de plusieurs polluants avec les fichiers de mortalité établis par l'Inserm et avec les listes d'admission fournies par l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris. Elles ont concentré leurs efforts sur Paris et la petite couronne, dans le cadre d'un programme baptisé Erpurs – comme Evaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé – qui avait déjà fait l'objet de deux publications intermédiaires, en 1994 et 1998.

Pour le dioxyde d'azote (NO2), l'ozone (O3), les particules et le soufre (SO2), les scientifiques ont établi trois références. La première correspond à la moyenne des 18 jours les moins pollués de l'année (appelée P5), la deuxième à la pollution médiane (P50), la troisième aux 18 jours les plus pollués de l'année (P95).

"Par rapport aux jours les moins pollués (P5), les jours de forte pollution par le dioxyde d'azote (P95) sont associés à un excès de mortalité respiratoire pouvant atteindre 9,2 %", conclut l'étude. L'écart est de 6,1 % pour l'ozone, de 9,3 % pour les particules fines et de 8,2 % pour le soufre. Les hospitalisations pour maladies respiratoires connaissent également un accroissement notable, plus ou moins prononcé selon la catégorie d'âge : les "moins de 15 ans" et les "plus de 65 ans" se montrent particulièrement sensibles.

LA RECRUDESCENCE DE L'ASTHME

L'étude confirme également que la pollution ne fait pas seulement de dégâts lors des pics. Les émissions quotidiennes – la pollution de fond – ont une incidence sur la santé. L'augmentation des admissions hospitalières pour asthme chez les moins de 15 ans, entre les périodes de faible pollution (P5) et celles de pollution médiane (P50), est ainsi de 7,9 % pour le dioxyde d'azote et de 5,1 % pour les particules fines.

Ces résultats abondent dans le sens de multiples études, nationales et internationales. En décembre 2002, une enquête de l'Institut de veille sanitaire (InVS), menée dans neuf villes françaises, était arrivée à des conclusions similaires (Le Monde du 4 décembre). "L'existence d'un lien entre pollution et mortalité ou morbidité ne peut plus être remise en cause, estime Agnès Lefranc, chargée d'étude à l'ORS. Seule la quantification peut encore être discutée."

Benoît Hopquin

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 05.03.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-04 13:08:36
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Jeudi 6 février 2003

POLLUTION

 

Des capteurs sur le dos pour évaluer les effets cancérigènes de la pollution STRASBOURG, 6 fév (AFP) - Benzène, oxyde d'azote, suies d'hydrocarbure, plomb, nickel, arsenic... Grâce à des dizaines de volontaires qui ont accepté, à Strasbourg et ailleurs, de porter un petit sac à dos aspirant les particules de l'air, une équipe de scientifiques cherche à mesurer la pollution atmosphérique et ses impacts sur la santé. "Des études montrent que même un niveau relativement modeste de pollution atmosphérique entraîne un risque, notamment de cancer du poumon, quand l'exposition est répétée. Nous voulons déterminer quels éléments sont responsables", explique le professeur Denis Zmirou, directeur à Nancy de cette étude baptisée Genotox'er. Depuis début janvier, trente enfants et trente adultes de l'agglomération strasbourgeoise participent ainsi à une campagne de mesures menée sur le terrain par l'Association pour la surveillance et l'étude de la pollution atmosphérique en Alsace (ASPA). "Pour étudier ces expositions personnelles aux polluants, on équipe les personnes de sacs à dos capteurs pendant 48 heures d'affilée, lors de deux phases, une hivernale et une estivale", indique Nathalie Leclerc, ingénieur étude à l'ASPA. "Quand on met les filtres, ils sont blancs et quand on les enlève, ils sont gris, après seulement deux jours", constate-t-elle devant les parents de Marie, 7 ans, qui a emporté partout avec elle le sac de deux kilos qui "fait un bruit de pompe à aquarium". Une fois les prélèvements effectués, les divers polluants seront mis en contact avec des cellules pour évaluer leur potentiel génotoxique, c'est-à-dire leur impact sur l'ADN. "On regardera si le matériel génétique est abîmé. La culture de ces cellules montrera ce que nos poumons encourent tous les jours", souligne le Pr Zmirou. "Normalement, une cellule altérée meurt, mais quand elle ne meurt pas, elle peut, quelques années plus tard, se développer de façon anarchique. Heureusement, nous avons un système de défense efficace et la plupart d'entre nous passent à travers les gouttes et ne développent pas de cancer", continue ce spécialiste des risques environnementaux. Genotox'er, qui permettra peut-être ainsi d'identifier les polluants les plus cancérigènes, cherche également à mettre en évidence les inégalités devant ces risques. Les volontaires -que ce soit à Grenoble, Paris et Rouen où l'étude a été menée depuis 2001, ou à Strasbourg, dernière ville soumise au même protocole- n'ont en effet pas été choisis par hasard mais selon des zones très typées: une zone soumise à un trafic automobile intense, une zone de "fonds urbain" et une zone influencée par des émissions industrielles. "Les premiers résultats vont dans le sens de nos hypothèses: il y a une différence nette entre les trois zones géographiques. Il y a moins de différence de pollution entre les villes qu'entre les différentes zones d'une même ville", assure le Pr Zmirou. "Nous sommes inégaux devant la qualité de l'air et les risques", martèle-t-il encore, soulignant l'importance de ces mesures individuelles, plus fines que les capteurs fixes des réseaux de surveillance de la qualité de l'air. "Ce que nous respirons n'est pas forcément ce que reniflent les capteurs au bord de la route", conclut-il, espérant que tous ces arguments pourront servir de "levier" pour une action politique future.

 

 

 


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-06 13:17:29
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