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Vendredi 23 mai 2003
ADN
| Des chercheurs strasbourgeois observent la réplication de l'ADN endommagé
STRASBOURG, 23 mai (AFP) - Des chercheurs strasbourgeois ont annoncé vendredi avoir réussi pour la première fois à avoir une vision en temps réel de la manière dont "la machinerie cellulaire arrive à répliquer son génome malgré la présence de dommages sur l'ADN".
Les chercheurs de l'équipe de Robert Fuchs, basée à l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif (IRCAD) de Strasbourg, ont observé une pause "de l'ordre de 50 minutes" dans la réplication de la cellule lorsque le processus arrive au secteur d'ADN endommagé. Ensuite, "la réplication reprend son cours" après "l'intervention d'ADN polymérases spécialisées récemment découvertes".
En conséquence, "l'étude de ces ADN polymérases spécialisées constitue actuellement un enjeu majeur car elles représentent potentiellement de nouvelles cibles pharmacologiques", avancent les chercheurs.
Les cancers apparaissent lorsque les cellules se répliquent avant que les dommages causés à l'ADN par des agressions chimiques et physiques n'aient été réparés. Leur réplication fixe alors définitivement ces dommages "sous forme de mutations génétiques", rappelle le communiqué.
Pour donner une "vision en temps réel de ce qui se passe lorsque la machinerie réplicative rencontre un tel dommage" les chercheurs ont "construit une molécule d'ADN portant un dommage induit par un cancérogène chimique, introduit cette construction dans une cellule et analysé les intermédiaires de réplication en fonction du temps".
Les résultats de l'étude, "mettent en lumière le mécanisme de formation des mutations à l'origine de toutes formes de Cancer et sont publiés dans la revue Science du 23 mai 2003", indique un communiqué de l'IRCAD.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-23 09:03:10
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CANCER
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Mardi 20 mai 2003
CANCER
Sciences de la vie
Laboratoire: le rat nouveau est arrivé
 Des spécimens de Rattus norvegicus. (courtesy of N.Gantier) |
| Un rat génétiquement modifié a pour la première fois été créé par des scientifiques américains afin d’aider la recherche médicale sur le cancer, annonce aujourd’hui la revue Nature Biotechnology. Les souris transgéniques sont devenues des modèles de laboratoire indispensables pour étudier la fonction des gènes et les maladies génétiques. Un gène peut ainsi être supprimé (knockout) ou inséré (knock in) chez la souris. Mais le rat, modèle plus gros et plus proche de l’homme, résiste à ces manipulations.
Les souris knockout ou knock in sont généralement obtenues en modifiant l’ADN de cellules souches embryonnaires en culture qui sont ensuite agrégées à un embryon, porté par une souris. Eprouvée chez la souris, la technique échoue chez le rat.
Une équipe de l’université de Wisconsin-Madison a contourné l’obstacle en injectant directement chez le mâle un composant qui altère l’ADN du rat. Ces rats se sont reproduits et les chercheurs ont passé au crible le patrimoine génétique de leur descendance. Ils ont ainsi obtenu une lignée dont les gènes BRCA1 et BRCA2 sont mutés. Chez la femme, des mutations sur ces gènes sont impliquées dans les cancers du sein.
Cette technique a cependant ses limites : elle ne permet pas d’insérer ou de supprimer un gène mais seulement de les altérer au hasard. La souris transgénique a encore un bel avenir devant elle.
Cécile Dumas (19/05/2003)
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-20 07:42:24
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CANCER
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Mardi 13 mai 2003
CANCER
Mise en place d'une Mission interministérielle pour la lutte contre le cancer
PARIS, 12 mai (AFP) - Une Mission interministérielle pour la lutte contre le cancer, qui coordonnera la mise en oeuvre des mesures contenues dans le plan cancer présenté fin mars par le président Jacques Chirac, a été mise en place lundi, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué. Le chef de l'Etat avait présenté le 24 mars un plan de lutte contre ce fléau qui, chaque année, coûte la vie à quelque 150.000 personnes en France.
La Mission, installée par le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, et la ministre déléguée à la Recherche, Claudie Haigneré, est dirigée par une personnalité scientifique, la directrice adjointe de l'Ecole Normale Supérieure, Pascale Briand. Elle compte six personnalités - cancérologues et chercheurs - nommées par le Premier ministre.
Le plan de lutte contre le cancer compte 70 mesures pour améliorer la prise en charge des patients, développer la recherche et faire progresser la prévention.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-13 09:17:42
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CANCER
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Jeudi 24 avril 2003
OBESITE ET CANCER
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 AFP Général Général; International, jeudi 24 avril 2003
Une étude américaine confirme le lien entre obésité et cancers
WASHINGTON (AFP) - Une étude américaine menée sur 900.000 personnes pendant 16 ans a permis de confirmer de précédents résultats liant le surpoids ou l'obésité à la mortalité par différents cancers, dans une proportion de 20% pour les femmes, et 14% pour les hommes, selon les résultats publiés jeudi.
"Sur la base de l'association observée dans cette étude, nous estimons que la tendance au surpoids et à l'obésité aux Etats-Unis pourrait être responsable de 14% des morts par cancers chez les hommes et 20% chez les femmes", écrivent les auteurs de l'étude, publiée dans la revue New England Journal of Medicine.
Ses auteurs, de l'American Cancer Society à Atlanta (Géorgie) estiment que "90.000 morts dus au cancer pourraient être évités chaque année aux Etats-Unis si les hommes et femmes conservaient un poids normal".
Les travaux sont fondés sur le suivi médical de 404.576 hommes et 495.477 femmes qui n'avaient pas de cancer au début de l'étude en 1982.
Les médecins ont mis en rapport l'indice de masse corporelle et le nombre de cancers constatés, tout en ajustant leurs statistiques pour tenir compte d'autres facteurs de risque, comme le tabagisme.
Sur les quelque 900.000 personnes suivies, 57.145 sont mortes d'un cancer. Chez les personnes obèses du groupe de départ, le taux de mortalité par cancer est supérieur de 52% à la moyenne chez les hommes, et de 62% chez les femmes.
Tant chez les hommes que chez les femmes, le surpoids et l'obésité sont des facteurs favorisant les cancers de l'oesophage, du colon et du rectum, du foie, de la vésicule biliaire, du pancréas, du rein, ainsi que du lymphome non hodgkinien et du myélome multiple.
Chez les hommes, le surpoids ou l'obésité ont favorisé les cancers de l'estomac et de la prostate. Chez les femmes, le même constat a été fait pour les cancers du sein, de l'utérus et du col.
pb/prh/ia ef
Catégorie : Actualités Sujet(s) - AFP Général : USA; santé; médecine; cancer; obésité Heure de publication : 14:07 GMT Taille : Court, 239 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
Doc. : 20030424AF0FRS668_114_160732
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ericjeanloicbreton |
| 2003-04-24 13:13:13
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CANCER
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Samedi 19 avril 2003
CANCER
| Une commune porte plainte après la découverte de neuf cas de cancer "rares"
MELUN, 18 avril (AFP)- Le maire de la commune de Maincy (Seine-et-Marne), située à proximité d'un ancien incinérateur qui aurait émis un taux anormal de dioxine, a déclaré vendredi à l'AFP avoir porté plainte contre X après la découverte de neuf cas de cancer d'une forme "rare".
Maincy est située tout près d'un incinérateur d'ordures ménagères autour duquel des analyses ont révélé un taux anormalement élevé de dioxine. Ce taux, 2.260 fois supérieur à la norme selon le maire Pascale Coffinet, serait à l'origine de ces cancers dans cette commune de 1.750 habitants.
Les analyses avaient été réalisées en juin 2002 conformément à une décision du ministère de l'Agriculture concernant tous les incinérateurs de petite taille, selon la même source.
Les maisons de Maincy les plus proches de l'incinérateur sont situées à 600 mètres, le centre de la ville à moins d'un kilomètre, a précisé le maire.
"Trois médecins de la commune ont chacun recensé trois cas de cancer très rares parmi leurs patients. Il s'agit de sept lymphomes hodgkiniens qui touchent normalement 1 habitant sur 100.000 et deux sarcomes des tissus mous qui affectent un habitant sur 160.000", a précisé Pascale Coffinet, qui a créé l'Association des victimes et de l'incinération et de leur environnement (AVIE) regroupant 200 habitants.
"J'ai moi-même fait des analyses sur mon sang et sur les oeufs de mes poules, et le taux de dioxine y est anormalement élevé : près de 41,5 picogrammes par gramme de lipides dans mon sang contre une moyenne française de 16", a affirmé Mme Coffinet.
Dix autres habitants ont procédé aux mêmes analyses, dont les résultats devraient être connus la semaine prochaine.
Construit en 1977 sur la commune voisine de Vaux-le-Pénil, cet incinérateur traitait 45.000 tonnes d'ordures ménagères de l'agglomération de Melun. Un nouvel incinérateur est actuellement en construction.
Contacté par l'AFP, le parquet de Melun a expliqué ne pas encore avoir pris connaissance de cette plainte.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-04-19 13:12:43
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CANCER
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Mercredi 16 avril 2003
CANCER
Dépistage
| Le seul cancer sexuellement transmissible peut être évité |
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UN VIRUS MÉCONNU, appelé papillomavirus, sexuellement transmissible, est la cause unique chez les femmes de l'apparition de cancer du col de l'utérus, responsable de 1 600 décès par an en France et de 200 000 morts dans le monde. A l'occasion hier du congrès Eurogin 2003, à Paris, des gynécologues ont donné une description de l'état des connaissances sur ce sujet. « Deux millions de femmes sont porteuses du virus de façon persistante, sans le savoir, en France », révèle le professeur Joseph Monsonego, président du congrès scientifique d'Eurogin 2003. Dans la très grande majorité des cas, leur système immunitaire réussit à se débarrasser du virus. Mais il arrive aussi que ces papillomavirus donnent des infections plus ou moins graves, le stade le plus élevé étant le cancer du col de l'utérus, qui frappe 4 000 Françaises par an. « L'importance de la prévention » Bonne nouvelle toutefois, « on a un bon espoir d'arriver à éradiquer dans un proche avenir ces cancers. Si le dépistage est bien fait, on repère la lésion, on opère et c'est fini. Mais il faut ancrer encore plus dans les têtes l'importance de la prévention », ajoute-t-il. Les chercheurs espèrent aussi qu'une nouvelle génération de tests dits HPV (nom du papillomavirus en anglais), permettant d'éviter « à 100 % » les risques d'erreur, va être de plus en plus utilisé. Ils coûtent 46 € et ne sont pas remboursés, mais la décision sur le sujet devrait être prise par le ministère de la Santé. Le frottis classique, lui, coûte 15 € et est remboursé à 100 %. Ajoutant un peu plus au mystère qui les entoure, les infections provoquées par les papillomavirus ne donnent aucun symptôme... avant d'être repéré par un frottis. Selon le docteur Christine Clavel, du CHU de Reims, qui suit 12 500 patientes, « le tabac, la contraception orale (pilule), la multiplicité des partenaires, la précocité des rapports sexuels sont des facteurs favorisant l'apparition de l'infection ». Chez les hommes, qui en sont aussi porteurs, le virus ne déclenche pas de pathologies, sauf chez quelques sujets immuno-déprimés. Plusieurs équipes de chercheurs travaillent sur la piste d'un vaccin préventif. Actuellement, les résultats ne montrent une protection réelle que dans 70 % des cas, ce qui est encore trop faible pour obtenir une autorisation de mise sur le marché. Mais les médecins ont bon espoir d'arriver à un vaccin plus performant dans les cinq ans à venir.
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Le Parisien , mercredi 16 avril 2003
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-16 12:50:42
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SEXE, CANCER
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Dimanche 6 avril 2003
CANCER
La fréquence des cancers pourrait augmenter de 50% en 20 ans, selon l'OMS [vendredi 04 avril 2003 - 01h07 heure de Paris] Administration de rayons sur la tumeur d'un patient, en mars à Caen © AFP/Archives Mychèle Daniau PARIS (AFP) - La fréquence des cancers pourrait augmenter de 50% pour atteindre 15 millions de nouveaux cas par an en 2020, selon un rapport sur le cancer dans le monde de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), publié jeudi, qui réclame des mesures d'urgence pour endiguer cette augmentation. Toutefois, selon le rapport, des mesures contre le tabagisme, les infections et en faveur d'une alimentation plus saine pourraient éviter jusqu'à un tiers des cas et un autre tiers pourrait être guéri grâce à une détection plus précoce et aux traitements. Le rapport prône ainsi la réduction de la consommation du tabac, qui "reste le grand plus risque évitable de cancer". "Au vingtième siècle, environ 100 millions de personnes sont mortes dans le monde de maladies liées au tabagisme" assène-t-il. "La fréquence des cancers va augmenter à un rythme alarmant dans le monde, mais nous pouvons agir en prenant immédiatement des mesures", avertit le Dr Paul Kleihues, directeur du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et co-rédacteur du rapport, qui assure qu'il est possible d'endiguer cette augmentation. Au niveau mondial, il convient de mettre l'accent sur la "prévention des deux principaux facteurs de risque, le tabac et l'alimentation", selon le Dr Rafael Bengoa, directeur à l'OMS du département Prise en charge des maladies non transmissibles. "Nous devons également poursuivre nos efforts pour endiguer les infections à l'origine de cancers", ajoute-t-il. "Ces facteurs sont à l'origine de 43% de tous les décès imputables au cancer en 2000, soit 2,7 millions de morts, et de 40% des nouveaux cas de cancers, soit 4 millions de nouveaux cas de cancers", selon lui. Ainsi, l'incidence (nouveaux cas) de cancer du tube digestif pourrait être réduite dans une proportion d'un quart avec la consommation de 500 grammes de fruits et légumes, suggèrent de récentes études. Autre mesure préconisée, le dépistage précoce, notamment des cancers du col de l'utérus et du sein, permettant de traiter les tumeurs avec succès. En 2000, 5,3 millions d'hommes et 4,7 millions de femmes ont développé une tumeur maligne et 6,2 millions d'êtres humains en sont morts. Cette même année 2000, les tumeurs malignes ont été à l'origine de 12% des quelque 56 millions de décès dans le monde, toutes causes confondues. Dans de nombreux pays, plus d'un quart des morts sont imputables au cancer, souligne cette agence de l'OMS, basée à Lyon. Selon ce rapport de 351 pages, la prévision d'une forte augmentation du nombre de nouveaux cas de cancers, qui pourraient atteindre 15 millions en 2020 contre 10 millions en 2000, sera principalement due au vieillissement des populations, ainsi qu'à l'importance du tabagisme et de l'adoption croissante d'autres comportements préjudiciables à la santé (manque d'exercice physique, alimentation déséquilibrée pauvre en fruits et légumes...). Le cancer est également devenu un problème majeur de santé publique dans les pays en développements où 80% des malades sont diagnostiqués à un stade incurable, selon le rapport.
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-06 12:09:52
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CANCER
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Mardi 25 mars 2003
LE CANCER
70 mesures pour lutter contre le cancer Dernière mise à jour : 25-03-2003 | 12:45 |
Le Président de la République a lancé lundi 24 mars 2003 le "Plan cancer" (voir le discours du Président, sur le site de l'Elysée), en présence du Premier ministre, du ministre de la Santé et de la ministre de la Recherche. C'est le troisième et dernier des grands chantiers du quinquennat du Président de la République, après la sécurité routière et l'intégration des personnes handicapées dans la société.
Les propositions de ce plan vise à répondre aux besoins des patients, de leurs proches et des professionnels de cette maladie. Elles s'articulent autour de 70 mesures qui seront mises en œuvre d'ici 5 ans.
Voir le dossier de presse
Voir aussi le dépliant de la campagne de lutte contre le cancer
Le Premier ministre avait souligné le 31 janvier 2003 lors de la réunion de l'Association nationale pour la recherche technique la forte mobilisation à venir du Gouvernement sur le cancer. "Cette mobilisation est très forte. C'est un des moyens importants que nous allons mettre dans les années qui viennent". Le 16 janvier dernier, le ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées, Jean-François Mattei, et la ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, Claudie Haigneré avaient rendu publiques les propositions élaborées par la commission d'orientation sur le cancer (voir l'article du 9 septembre 2002 concernant la lutte contre la cancer).
Trois objectifs : mieux prévenir, humaniser le système, améliorer la recherche
La France a décidé de se mobiliser pour faire face au fléau que représente le cancer. En effet, la maladie touche 280 000 personnes chaque année, et en tue 150 000. Il est la première cause de mortalité avant l'âge de 65 ans. "J'ai voulu qu'une mobilisation nationale soit lancée contre le cancer et j'ai décidé de m'y engager personnellement", a dit Jacques Chirac. "Après avoir signé, ici même, le 4 février 2000, la Charte de Paris contre le cancer, j'ai fait de la lutte contre ce fléau un des grands chantiers de mon mandat, pour que tout soit mis en œuvre. J'en rendrai compte devant les Français", a-t-il ajouté. (Voir le dossier consacré au Plan de lutte contre le cancer sur le site de l'Elysée).
Le plan cancer se déroulera sur cinq et s'articule autour de 70 mesures. Il mobilisera un demi-milliard d'euros. Il visera 3 objectifs :
Rattraper le retard de la France en matière de prévention et de dépistage. Le dépistage de la maladie doit être systématique et plus rapide. "Le cancer plonge ses racines dans nos modes de vie : nous devrons les faire évoluer. Il est souvent pris trop tard : nous devrons le dépister systématiquement et plus tôt" a relevé le Président. Des campagnes de préventions seront organisées afin de stopper la progression du nombre de malades, notamment effectuées auprès des jeunes dans les écoles.
Offrir à chaque malade la qualité des soins et l'accompagnement humain auxquels il a droit, en accompagnement le malade et sa famille durant et après le traitement. "Cela nécessite que plusieurs médecins et professionnels de santé puissent travailler ensemble, en fonction des besoins du malade. Chaque malade doit bénéficier d'un programme personnalisé de soins établi en commun, par exemple par un cancérologue, un radiothérapeute, et un spécialiste de l'organe où la tumeur s'est développée", a précisé le Président de la République. Un effort important dans le domaine de l'imagerie médicale doit être notamment effectué.
"Soigner le cancer, ce n'est pas seulement traiter l'organe touché, c'est prendre en charge une situation humaine, aider le malade et ses proches dans un combat qui peut durer plusieurs années", a souligné le Président de la République.
Donner une impulsion décisive à la recherche. Trois domaines de la recherche sont prioritaires: l'épidémiologie, la génétique du cancer et la recherche clinique. Ils permettront de trouver de nouveaux remèdes L'épidémiologie représente déjà un outil essentiel à l'explication de la maladie. L'épidémiologie "nous renseigne sur les liens entre l'environnement, la nutrition, le milieu professionnel et la maladie, sur le rôle de certains agents infectieux, sur l'évolution des taux de survie et de guérison".
La génétique représente le deuxième axe de recherche. L'analyse des gènes permet de détecter et comprendre davantage l'évolution de la maladie en fonction des individus.
La recherche clinique est le troisième axe de mobilisation. "Pour guérir le cancer, il faut évaluer de nouvelles stratégies de recherche, apprécier les meilleurs traitements pour chaque malade, tester des molécules en collaboration avec l'industrie pharmaceutique, dont le rôle est essentiel".
Ces améliorations sont essentielles à l'augmentation du nombre de guérisons. "Grâce aux progrès de la recherche et à l'amélioration de la qualité des soins, nous avons déjà gagné beaucoup de terrain. On connaît mieux le cancer. Le taux de guérison est désormais en moyenne de 40% chez l'homme, 60% chez la femme et 75% chez l'enfant".
Déclarer la guerre au tabac
Le cancer du poumon est le plus ravageur. "Le cancer du poumon tue quatre fois plus que les accidents de la route", a souligné le Président. Or, le nombre de fumeurs est en augmentation, notamment les jeunes. Le plan répond à une urgence: "si rien n'est fait, le tabac pourrait tuer deux fois plus de personnes dans vingt ans", a déclaré le Président.
L'augmentation du prix du tabac devrait par ailleurs contribuer à faire diminuer la consommation. "Il faudra aussi continuer à agir sur les prix, qui influencent de manière déterminante la consommation des jeunes. Dans le cadre du plan cancer, la politique de hausse des prix engagée cette année sera poursuivie avec résolution. Elle a déjà fait reculer la consommation" a souhaité le Président. En outre, le résultat de l'augmentation sera consacré au financement du plan de lutte contre le cancer.
Des campagnes de prévention contre le tabac seront par ailleurs menées auprès des jeunes pour éviter ou stopper leur consommation de cigarettes.
La création d'un institut national du cancer
Un institut national du cancer sera créé, afin de mettre en application ces différentes mesures. Il sera constitué de chercheurs, de médecins, de représentants d'associations. Il permettra également d'apporter des avis, notamment dans le cadre de négociations internationales ou avec des entreprises de santé. "Il aura pour mission d'animer les politiques d'information et de prévention, d'élaborer et de diffuser les normes de qualité des soins. L'institut aura également pour mission de veiller à la nécessaire harmonisation de notre effort de recherche en proposant et en finançant des actions de recherches interdisciplinaires", a précisé le Président de la République.
Sur le plan européen, le Président entend proposer la création d'une agence européenne du cancer, "chargée de favoriser la coordination et la convergence de nos politiques".
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Les principaux chiffres du cancer
PARIS, 24 mars (AFP) - Le cancer tue 150.000 personnes par an, 800.000 personnes vivent actuellement avec cette maladie et 2 millions ont déjà été touchées.
En 2000, il y a eu 278.000 cas nouveaux de cancers, contre 160.000 en 1980. "Toutes les trois minutes, un homme ou une femme meurent dans notre pays du cancer et, toutes les deux minutes, une personne apprend qu'elle est atteinte de cette maladie", rappelle le cancérologue David Khayat.
Un cancer sur deux est guéri chez les femmes, et environ trois sur quatre chez les enfants.
58 % des nouveaux cancers affectent les hommes sur quatre localisations : prostate (40.000), voies aéro-digestives supérieures (21.000, cancers de la bouche, du pharynx, du larynx et de l'oesophage), poumon (23.000) et colo-rectum (19.000).
Chez la femme, deux localisations cancéreuses prédominent : seinet colon-rectum (19.000). Le cancer du poumon, au sixième rang en 1995 chez les femmes, est passé au quatrième rang en 2000 avec 4.500 nouveaux cas et un nombre de décès équivalent.
L'objectif principal du plan anti-cancer est de réduire de 30 % le tabagisme des jeunes, de 20 % celui des adultes, et de faire baisser de 20 % le nombre d'adultes dépendants de l'alcool.
A lui seul, le cancer du poumon tue 30.000 personnes par an, quatre fois plus que les accidents de la route. Actuellement, un jeune sur deux fume, un homme sur trois et une femme sur quatre.
Le dépistage du cancer du sein devrait concerner 80 % des femmes entre 50 et 74 ans. Celui du cancer du col de l'utérus, 80 % des femmes entre 25 et 69 ans.
Le plan propose d'accroître de 20 % le parc d'appareils de diagnostic et de suivi des cancers (IRM et scanners) et de passer à un tomographe à émissions de positons (TEP) par million d'habitants. Ces appareils, qui ne donnent pas d'image, renseignent avec une grande précision sur le fonctionnement des organes.
"Moins d'une dizaine de ces appareils sont effectivement en place", a déclaré à l'AFP le Dr Alain Pecking, spécialiste de médecine nucléaire et de cancérologie à l'Institut René Huguenin de Saint Cloud.
Chirac mobilise contre le cancer Le chef de l'Etat a dévoilé les grandes orientations du "plan cancer", dont les 70 mesures seront détaillées mardi. Il déclare la guerre au tabagisme.
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| En l'espace de vingt ans, le nombre de cancers a pratiquement doublé en France, passant de 160.000 en 1980 à 278.000 en 2000. Un constat alarmant qui a incité Jacques Chirac à faire de la lutte contre le cancer l'une des priorités de son quinquennat. C'est lundi à 11h00 que le chef de l'Etat a dévoilé les grandes orientations du "plan cancer", un plan de 500 millions d'euros sur cinq ans comprenant 70 mesures qui seront détaillées demain mardi par le ministre de la santé Jean-François Mattei. Présentées comme des "forces vives de la lutte contre le cancer", 500 à 600 personnes, notamment beaucoup de représentants d'associations de malades, assistaient au discours du président de la République à l'Elysée. De son côté, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a prévu de rendre visite à des malades du cancer dans la semaine.
Modes de vie
"Il va falloir redoubler d'efforts. Il nous faudra des moyens supplémentaires, une meilleure organisation, plus de coordination. Il nous faudra une volonté puissante, déterminée, inscrite dans la durée, une volonté prenant appui sur une prise de conscience nationale" a déclaré Jacques Chirac. "Le cancer plonge ses racines dans nos modes de vie. Nous devons les faire évoluer". "Nous devons le dépister systématiquement et plus tôt. L'accès aux soins reste insuffisant. Chacun en France pourra bénéficier des meilleurs soins", a-t-il poursuivi. "Le cancer nous concerne tous. Il cause de terribles ravages. Plus de 700.000 de nos concitoyens sont en cours de traitement et 300.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Avec 150.000 décès par an le cancer est la première cause de mortalité avant l'âge de 65 ans", a souligné Jacques Chirac. "Si l'on n'agit pas, le nombre de cancers pourrait doubler au cours des 20 années qui viennent sous l'effet du vieillissement et l'augmentation des facteurs à risque, notamment le pire d'entre eux, le tabagisme chez les jeunes." Jacques Chirac a ensuite salué le travail des équipes qui entourent et accompagnent les malades du cancer. "C'est un acte magnifique d'humanité", a dit le président. Il a annoncé un plan d'un demi-milliard d'euros sur cinq ans, autour de trois axes: 1. Rattraper le retard en matière de prévention et de dépistage. 2. Offrir à chaque malade la qualité des soins et l'accompagnement humain. 3. Donner une impulsion décisive à la recherche.
Contre le tabac
Des dizaines de milliers de cancers peuvent être évités chaque année par des gestes simples, a dit Jacques Chirac: "Ne pas fumer, ne pas abuser de l'alcool, ne pas exposer les enfants sans protection au soleil, avoir une alimentation équilibrée." "Le cancer du poumon tue quatre fois plus que les accidents de la route", a souligné le chef de l'Etat. "Les cancers du sein provoquent en France la mort d'une femme par heure." "Si l'on ajoute au cancer du poumon le cancer des voies aéro-digestives, ce sont 30.000 décès qui sont chaque année liés directement au tabac. Aujourd'hui, une femme sur quatre, un homme sur trois, et surtout un jeune sur deux fume. Le cancer du poumon est l'un des plus dangereux. Le taux de guérison est faible." "La lutte contre la tabac est une urgence absolue. Les fabricants ne ménagent pas leurs efforts pour vendre des produits qui menacent la vie. Nous devons y opposer une détermination sans faille pour convaincre les jeunes de ne pas fumer. Il s'agit de tout mettre en œuvre pour faire évoluer les esprits et sauver des vies." "La loi Evin doit être appliquée sans exception dans les lieux publics" a dit Jacques Chirac. "A ce titre, il est essentiel de faire respecter le principe d'une école sans tabac". "Il faudra continuer à agir fortement sur les prix qui influencent de façon déterminante la consommation des jeunes", a poursuivi le président. "Dans le cadre du plan cancer, la politique de hausse des prix engagée cette année sera poursuivie avec résolution." "Enfin, il faudra renforcer les campagnes d'information sur les dangers du tabac et prendre des initiatives pour mieux assurer la diffusion des substituts nicotinés, notamment chez les jeunes. Le plan insiste sur le besoin d'améliorer le dépistage, notamment celui des cancers du sein et du colon. Autre priorité, l'humanisation des soins réclamée à cor et à cri par les associations, notamment la mise en place d'une "consultation d'annonce". Elle permettra de prendre le temps d'annoncer les choses aux personnes atteintes d'un cancer. La recherche sera mieux coordonnée, notamment à travers la création d'unités de recherche régionales, les "canceropôles" et celle d'un Institut national du cancer, financé par des fonds publics. "La France doit également consentir un effort important dans le domaine de l'imagerie médicale", a estimé Jacques Chirac. "L'objectif, c'est d'ici cinq ans au moins un pet-scan par million d'habitants, et l'augmentation de 20% du nombre de scanners et d'IRM".
Les réactions
A l'issue de la conférence de presse du chef de l'Etat à l'Elysée, le professeur Gérard Dubois, président du Comité national contre le tabagisme, a jugé «tout à fait intéressant de voir que le président de la République» ait souligné que «les cigarettiers ont mené des actions inacceptables, notamment auprès des jeunes pour maintenir le tabagisme à un niveau élevé». «C'est cela qu'il faut changer», a-t-il estimé, notamment par une application de la loi Evin en milieu scolaire. L'augmentation des prix est aussi quelque chose de tout à fait dissuasif auprès des enfants et des adolescents, a-t-il ajouté. «Il y a eu un retard à l'allumage, une permissivité, une acceptation du tabagisme en milieu scolaire qui n'est plus acceptable aujourd'hui». Satisfait aussi, le président de la Ligue nationale contre le cancer, Henri Pujol. «Pour nous, c'est un grand jour. La parole présidentielle change la dimension sociale, l'image sociale du cancer, le malade n'est plus seul», a-t-il jugé. «Le président a voulu que le chantier soit national, je crois que c'est très très important parce que c'est un autre jour. C'est beaucoup d'espoir pour les malades». Enfin, le Pr David Khayat, cancérologue à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, a salué l'initiative de Jacques Chirac. «Maintenir ce rendez-vous, malgré le calendrier international, est significatif des vraies valeurs de la France», a-t-il estimé. (N.O. avec AP)
DISCOURS
DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
A L'OCCASION DE LA SEMAINE NATIONALE DE LUTTE CONTRE LE CANCER
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PALAIS DE L'ELYSÉE
LUNDI 24 MARS 2003
Monsieur le Premier ministre, Madame et Monsieur les ministres, Mesdames, Messieurs,
J'ai souhaité qu'une mobilisation nationale soit lancée contre le cancer et j'ai décidé de m'y engager personnellement.
Parce que le cancer tue. Parce que la science, la médecine, l'éducation, la prévention font beaucoup, peuvent beaucoup, presque tout, mais qu'elles ne viendront pas à bout de ce fléau sans unir leurs forces. Parce qu'il va falloir redoubler d'efforts.
Il nous faudra des moyens supplémentaires, une meilleure organisation, plus de coordination. Il nous faudra une volonté puissante, déterminée, inscrite dans la durée, une volonté prenant appui sur une prise de conscience nationale.
Le cancer plonge ses racines dans nos modes de vie : nous devrons les faire évoluer. Il est souvent pris trop tard : nous devrons le dépister systématiquement et plus tôt. L'accès aux soins reste insuffisant : chacun en France devra pouvoir bénéficier des meilleurs soins, avec les meilleures chances de guérison.
Le cancer nous concerne tous. Il cause de terribles ravages. Pourtant, il demeure largement un tabou et, trop souvent, nous le regardons comme une fatalité.
Plus de 700 000 de nos concitoyens sont actuellement en cours de traitement. Près de 300 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
Avec 150 000 décès par an, le cancer est la première cause de mortalité avant l'âge de 65 ans. Au cours des dix dernières années, il a fait autant de victimes que le conflit le plus meurtrier de notre histoire, autant de victimes que la première guerre mondiale, un million et demi de personnes.
Voilà, en quelques chiffres qui ne disent rien de la souffrance des patients et de leurs proches, voilà le poids du cancer dans notre société. Et si l'on n'agit pas, le nombre de cancers pourrait doubler au cours des vingt années qui viennent, sous l'effet du vieillissement de la population et du développement de facteurs de risque, et notamment d'un des pires d'entre eux le tabagisme chez les jeunes.
Directement ou à travers un proche, chacun d'entre-nous sera probablement confronté au cancer à un moment de son existence.
Malgré cela, ou peut-être à cause de cela, la loi du silence recouvre encore la réalité de la maladie. On continue d'éviter d'appeler le cancer par son nom. On entend qu'un voisin, une connaissance, est décédé d'une "longue et douloureuse maladie". Cette souffrance si forte qu'elle éteint les mots, ces silences pudiques cachent les difficultés, les drames, les angoisses auxquels sont confrontés les malades, leurs proches mais aussi ceux qui les soignent.
Le cancer, c'est la vie menacée. C'est en quelque sorte le destin qui frappe. Ce sont des priorités que l'on relativise et des espérances qui s'éloignent. C'est la peur pour soi. C'est la peur de perdre ceux que l'on aime. De ne plus être là pour les aider, les protéger. Ce sont ces enfants frappés par la maladie qui, d'un coup, basculent de l'insouciance à la douleur et que leurs parents voudraient tant aider, soulager, sauver. C'est le travail que l'on doit interrompre et qu'il est trop souvent difficile de retrouver après le traitement. Ce sont ces regards qui se détournent. Ce sont des soins lourds, éprouvants, épuisants, qui bouleversent la vie d'une femme, la vie d'un homme, d'un enfant.
Le traitement du cancer met toujours à l'épreuve médecins, infirmiers et personnels médicaux. Il faut annoncer le diagnostic. Combattre la maladie, mais aussi le désarroi et le malheur. Aider, parfois porter affectivement, le malade et ses proches. Soigner, alors que l'on ne sait pas toujours comment. Essayer. Tenter. Faire mentir les probabilités. Aimer suffisamment la vie et les hommes pour transformer de minces progrès en grandes victoires. Affronter la mort de patients qui ont lutté, qui ont souffert, auxquels on s'est attaché. Avoir la force de recommencer jour après jour, malade après malade. Y croire encore. Y croire toujours.
Soigner le cancer, guérir le cancer, c'est une école d'humilité et de détermination. C'est un acte magnifique d'humanité.
Ce combat pour la vie doit tous nous mobiliser. Grâce aux progrès de la recherche et à l'amélioration de la qualité des soins, nous avons déjà gagné beaucoup de terrain. On connaît mieux le cancer. Le taux de guérison est désormais en moyenne de 40% chez l'homme, 60% chez la femme et 75% chez l'enfant.
Il faut changer notre regard sur le cancer, rendre la société plus humaine, plus solidaire face à cette maladie. Il faut aussi mobiliser toutes les énergies, ne pas s'en tenir à des discours et à des objectifs aux calendriers sans cesse décalés alors que, pour les malades et leurs familles, il y a naturellement urgence.
Nous avons besoin d'unir toutes les forces de notre pays. Je pense aux pouvoirs publics, bien sûr. Mais je pense surtout à l'action de ces médecins, de ces personnels médicaux, de ces chercheurs, de ces associations, de ces femmes et de ces hommes qui luttent contre le cancer et accompagnent les malades. Nous devons soutenir et fédérer ces engagements admirables.
Après avoir signé, ici même dans cette pièce, le 4 février 2000, la Charte de Paris contre le cancer, j'ai fait de la lutte contre ce fléau un des grands chantiers de mon mandat, pour que tout soit mis en oeuvre. J'en rendrai compte devant les Français. Le cancer est autant un problème de santé qu'un problème de société. Nous ne progresserons que si nous savons mettre au service de cette cause l'ensemble des politiques publiques : la recherche, la santé, mais aussi l'éducation ou la protection sociale.
Cette relance de la lutte contre le cancer, avec le Gouvernement, avec le Premier ministre, j'ai voulu qu'elle s'appuie sur l'expérience et la réflexion des acteurs de ce combat. Et je tiens à remercier la commission d'orientation installée par Jean-François MATTEI et Claudie HAIGNERE, qui a accompli un travail remarquable. Le plan national de lutte contre le cancer que je vous présente aujourd'hui dans ses grandes lignes lui doit beaucoup.
Ce plan se déroulera sur cinq ans. Il mobilisera un demi-milliard d'euros. Il est porté par trois ambitions : - rattraper notre retard en matière de prévention et de dépistage ; - offrir à chaque malade la qualité des soins et l'accompagnement humain auxquels il a droit ; - donner une impulsion décisive à la recherche. * * * Nous devons d'abord nous donner pour objectif de renforcer la prévention et le dépistage précoce. Des dizaines de milliers de cancers peuvent être évités chaque année grâce à des gestes simples : ne pas fumer, ne pas abuser de l'alcool, ne pas exposer sans protection les enfants au soleil, veiller à une alimentation équilibrée.
La prévention et le dépistage sont actuellement les armes les plus efficaces contre les cancers les plus répandus. Je pense aux cancers du poumon, du sein, du colon et de la prostate ainsi qu'au mélanome, un cancer de la peau particulièrement redoutable. Ils représentent la moitié des nouveaux cas et ils sont hélas en progression rapide. Le cancer du poumon tue quatre fois plus que les accidents de la route. Les cancers du sein, qui provoquent en France le décès d'au moins une femme par heure, ont vu leur nombre multiplié par deux en vingt ans. Les cas de mélanome connaissent une croissance très rapide, avec une multiplication par trois durant la même période.
Je n'aborderai pas l'ensemble des mesures de prévention qui seront mises en oeuvre dans les domaines de la consommation excessive d'alcool, de la nutrition et des cancers d'origine professionnelle. Mais je voudrais insister sur une priorité : la guerre au tabac.
Si l'on ajoute aux cancers du poumon les cancers des voies aéro-digestives, ce sont de l'ordre de trente mille décès qui sont chaque année liés directement au tabac. Or, aujourd'hui, une femme sur quatre, un homme sur trois mais surtout un jeune sur deux fume. Le cancer du poumon est l'un des plus dangereux. Le taux de guérison est faible. Si rien n'est fait, le tabac pourrait tuer deux fois plus de personnes dans moins de vingt ans.
La lutte contre le tabac est donc une exigence, une priorité absolue. Les fabricants ne ménagent pas leurs efforts pour rendre plus attractifs des produits qui menacent la vie. A leur imagination presque sans limite nous devons opposer une détermination sans faille, pour dissuader les jeunes de commencer à fumer et pour convaincre les adultes d'y renoncer.
Il ne s'agit pas bien sûr de porter atteinte à la liberté de chacun, mais de tout mettre en oeuvre pour faire évoluer les esprits et par là même pour sauver des vies.
La loi EVIN doit être appliquée sans exception, notamment dans les lieux publics. A ce titre, il est essentiel de faire respecter le principe d'une école sans tabac.
Pour lutter contre le tabagisme des jeunes, le Sénat vient de voter l'interdiction de la vente de tabac aux moins de 16 ans. Il faudra aussi continuer à agir fortement sur les prix, qui influencent de manière déterminante la consommation des jeunes. Dans le cadre du plan cancer, la politique de hausse des prix engagée cette année sera poursuivie avec résolution. Elle a déjà fait reculer un peu la consommation. Dans les prochaines semaines, la France prendra aussi des initiatives auprès de nos partenaires européens en vue de l'harmonisation par le haut de la fiscalité du tabac et du renforcement de la lutte contre la contrebande. La hausse du prix du tabac n'est pas un moyen de renflouer les caisses de l'Etat. C'est un instrument essentiel pour infléchir la consommation. Et les recettes supplémentaires, qui en découleront, financeront la lutte contre le cancer et les grandes actions de la santé publique.
Enfin, il faudra renforcer les campagnes d'information sur les dangers du tabac et prendre des initiatives pour mieux assurer la diffusion des substituts nicotinés, notamment chez les jeunes.
Lutter contre le cancer, c'est aussi favoriser le dépistage précoce pour accroître les chances de guérison.
Quelles sont nos priorités ?
D'abord, la généralisation du dépistage du cancer du sein. Maintes fois annoncée, elle est encore loin d'être mise en oeuvre. Sous l'impulsion du ministre de la santé, le dépistage du cancer du sein sera ouvert à toutes les femmes, dans tous les départements, avant la fin de l'année.
Nous devons aussi donner un élan décisif au dépistage organisé du cancer du colon.
Enfin, il faut améliorer l'accès au dépistage chez les personnes les plus défavorisées. La grande majorité du millier de jeunes femmes qui meurent chaque année d'un cancer du col de l'utérus est issue de milieux modestes, où le poids des soucis matériels fait parfois perdre de vue la nécessité de consulter, de veiller à sa santé. Pour remédier à cette inégalité, le système de santé doit aller avec plus d'imagination au devant de nos concitoyens défavorisés.
La France doit également consentir un effort important dans le domaine de l'imagerie médicale. Avec un délai moyen de près d'un mois pour avoir un scanner ou une IRM, notre pays est très en retard, notamment dans nos départements et territoires d'outre-mer. L'objectif, c'est d'ici cinq ans au moins un pet-scan par million d'habitants, et l'augmentation de 20 % du nombre de scanners et d'IRM. Rien ne sert d'avoir des médecins et des personnels compétents si ceux-ci ne disposent pas des techniques leur permettant d'arriver rapidement à un bon diagnostic. * * * La France est certes l'un des pays d'Europe où les chances de guérison sont les plus fortes. Mais soigner le cancer, ce n'est pas seulement traiter l'organe touché, c'est prendre en charge une situation humaine, aider le malade et ses proches dans un combat qui peut durer plusieurs années. Nous devons faire beaucoup mieux dans trois domaines : - l'annonce du diagnostic ; - la qualité et l'égalité des soins ; - l'accompagnement du malade et de sa famille durant et après le traitement.
Jean-François MATTEI rendra public dans les jours qui viennent l'ensemble des mesures, que le gouvernement sur l'impulsion du Premier ministre a décidé de prendre pour améliorer la qualité des soins. Les principales orientations sont maintenant fixées.
Pour le malade, pour ses proches, il faut d'abord affronter l'annonce d'un diagnostic qui bouleverse. Les conditions de cette annonce sont cruciales pour aider le patient et sa famille à se mobiliser et à agir contre la maladie. Or, cette annonce n'est pas toujours réalisée avec la psychologie nécessaire ni dans des conditions d'intimité satisfaisantes. Faute de temps, faute d'espace, de formation. Faute d'humanité, parfois.
Nous devons y remédier, en renforçant la formation psychologique des praticiens et en faisant reconnaître par l'assurance maladie la spécificité de la consultation d'annonce.
La qualité des soins doit être améliorée et elle peut l'être. Pour parvenir à cet objectif, une solution aurait été possible : celle de réserver le traitement des cancers à des structures spécialisées, implantées dans les plus grandes villes.
Tel n'a pas été le choix du gouvernement, à juste titre. Le cancer est une maladie comme une autre, qui doit relever du système de santé dans son ensemble. Il doit pouvoir être soigné ailleurs que dans de grandes unités impersonnelles, loin de sa famille ou de son domicile.
C'est possible, à condition de veiller à la coordination des soins et de garantir leur qualité partout et pour tout le monde.
Il ne saurait y avoir de prise en charge du cancer sans coordination des soins. Ce sera l'un des principes essentiels de ce plan.
Concrètement, cela nécessite que plusieurs médecins et professionnels de santé puissent travailler ensemble, en fonction des besoins du malade. Chaque malade doit bénéficier d'un programme personnalisé de soins établi en commun, par exemple par un cancérologue, un radiothérapeute, et un spécialiste de l'organe où la tumeur s'est développée.
L'expérience le montre : quand le diagnostic fait l'objet d'un examen par plusieurs spécialistes, et que ceux-ci décident ensemble du traitement à conduire, la guérison est beaucoup plus fréquente. Si nous voulons que tous les malades en bénéficient, il faut que chacun soit soigné dans un réseau de soins. Les réseaux, qui devront faire toute leur place aux praticiens libéraux et notamment aux médecins généralistes, seront régulièrement évalués et appliqueront des normes de qualité fixées au niveau régional et national. Cette prise en charge pluridisciplinaire concernera les établissements de santé publics et privés qui pratiqueront la cancérologie et l'oncopédiatrie. Des centres de coordination en cancérologie, réunissant tous les intervenants de la lutte contre le cancer seront créés en leur sein.
Pour les traitements les plus lourds, des pôles de référence seront identifiés au niveau régional. C'est indispensable pour favoriser la diffusion des bonnes pratiques ou mettre en commun des moyens nouveaux, par exemple dans le domaine de l'imagerie médicale. Il faut pour cela que s'instaure une collaboration nouvelle, notamment entre hôpitaux universitaires et centres régionaux de lutte contre le cancer. Dans l'intérêt des malades, il est en effet plus que temps de dépasser les cloisonnements artificiels et parfois les "esprits de chapelle" qui séparent encore trop souvent ces lieux d'excellence.
Garantir la qualité des soins, c'est bien sûr aussi disposer de suffisamment de professionnels compétents - médecins, infirmiers, aides soignants, kinésithérapeutes - et de structures adaptées aux besoins des malades. Davantage de cancérologues et de radiothérapeutes devront être formés et le seront. L'égal accès aux médicaments innovants sera garanti par l'harmonisation de leur financement. Il faudra aussi répondre aux besoins d'aide psychologique, qui sont considérables. On ne peut accepter que, parfois, des services qui traitent des milliers de personnes par an, ne disposent même pas d'un psychologue à temps plein.
Il faut également plus de souplesse dans les prises en charge. La chimiothérapie à domicile répond à l'aspiration des malades de continuer à vivre le plus normalement possible pendant leur traitement. Elle doit être développée, avec la création de nouvelles places d'hospitalisation de jour en petites unités et d'hospitalisation à domicile.
Quand la guérison n'est pas au bout du traitement, le droit le plus élémentaire du malade est de ne pas souffrir et de pouvoir traverser l'angoisse de la solitude et la peur de l'irréversible en étant accompagné dans un esprit d'humanité. Le développement des soins palliatifs sera donc amplifié par la création d'unités spécialisées. La culture des soins palliatifs devra irriguer tous les établissements de santé et chacun de leurs services. Notre société doit être aussi plus attentive à la souffrance des familles et de ceux qui ont été aux côtés du malade jusqu'à la fin. Comprendre le traumatisme qu'ils ont subi, le poids de l'absence aussi.
Mais combattre le cancer, ce n'est pas seulement se battre contre la maladie. C'est aider toutes celles et tous ceux qui en sont frappés à vivre avec. C'est aider toutes celles et tous ceux, sans cesse plus nombreux, qui guérissent, à vivre après le cancer.
Pour cela, il faut d'abord informer. Des lieux d'information destinés aux malades et à leurs proches seront mis en place.
Il faut aussi améliorer la vie quotidienne des malades, en combattant les discriminations au travail et les discriminations dans l'accès aux prêts et aux assurances. Les malades ne doivent plus s'épuiser dans les difficultés administratives et les attentes parfois interminables, par exemple, pour engager les prises en charge. Le retour à l'emploi doit également être favorisé en améliorant la réglementation des congés de maladie. Pour permettre aux parents d'être pleinement aux côtés de leur enfant malade, l'allocation de présence parentale doit être améliorée.
Bien sûr, tout cela ne pourra être réalisé sans l'apport du mouvement associatif, dont je salue ici les principaux responsables et notamment le président de la Ligue, le Professeur PUJOL. Grâce à l'incomparable dévouement des bénévoles, grâce à leurs compétences aussi, les malades et leurs proches sont mieux informés, mieux aidés dans leur vie quotidienne et dans leurs relations avec les soignants. La recherche leur doit beaucoup. Nous devons aider les bénévoles, nous devons soutenir les associations, dont l'action dans ce domaine comme dans bien d'autres est absolument irremplaçable. * * * Mais quels que soient nos efforts, nous ne savons pas encore guérir tous les cancers.
Grâce à la recherche, le cancer finira par être vaincu, comme beaucoup d'autres maladies. N'épargnons rien pour nous rapprocher de cet objectif. Peu de victoires compteront autant pour nous et pour les générations futures.
La France fait partie des nations qui ont les moyens scientifiques, humains et financiers de participer de manière décisive à ce combat. Elle doit le faire. Elle doit le faire maintenant. Il faut accroître notre effort de recherche et mettre en ordre de bataille notre potentiel scientifique. Et le faire tant au niveau national qu'en relation avec les grandes équipes de recherche internationales.
La recherche ne saurait se faire en ordre dispersé, sans priorités suffisamment affirmées. Il n'est certes pas de progrès scientifique sans liberté de la recherche. Mais il faut que celle-ci s'inscrive dans une véritable stratégie d'ensemble.
Pour assurer la coordination nécessaire et atteindre la masse critique indispensable, la constitution de cancéropoles de recherche sera encouragée. Aujourd'hui, d'excellents chercheurs travaillent, notamment dans les grands instituts et dans les centres hospitalo-universitaires. Il faut qu'ils puissent associer leurs compétences et leurs moyens sur une base régionale ou dans le cadre de grands projets nationaux.
Trois domaines sont prioritaires: l'épidémiologie, la génétique du cancer et la recherche clinique.
Grâce à l'épidémiologie, nous connaissons déjà les principales causes de certains cancers. Elle nous renseigne sur les liens entre l'environnement, la nutrition, le milieu professionnel et la maladie, sur le rôle de certains agents infectieux, sur l'évolution des taux de survie et de guérison.
Aujourd'hui, certains cancers progressent rapidement sans que nous sachions encore pourquoi. C'est le cas notamment des cancers de l'appareil nerveux central ou des lymphomes. Si nous voulons pouvoir les prévenir et les guérir, il faut d'abord développer largement les registres du cancer.
Deuxième axe de recherche : la génétique. Elle permet déjà de mieux comprendre comment les tumeurs se développent, à partir de l'altération de certains gènes. C'est la promesse d'une médecine nouvelle, qui pourra détecter les mutations génétiques prédisposant à la maladie et traiter celle-ci dès les premiers stades de son développement, de manière ciblée et personnalisée.
Pour progresser dans cette voie, notre pays doit constituer de vastes recueils de cellules et de tissus cancéreux. Ces réserves d'échantillons sont en quelque sorte les bibliothèques de la recherche contre le cancer : elles doivent être enrichies et exploitées en commun avec celles des grandes équipes internationales.
La recherche clinique est le troisième axe de mobilisation. Pour guérir le cancer, il faut évaluer de nouvelles stratégies de recherche, apprécier les meilleurs traitements pour chaque malade, tester des molécules en collaboration avec l'industrie pharmaceutique, dont le rôle est naturellement tout à fait essentiel. Notre pays a été à l'origine de la découverte de nombreuses molécules qui jouent un grand rôle dans le traitement des cancers. Mais, faute de coordination et de mobilisation, nous prenons du retard. Trop peu de malades ont accès aux essais cliniques. Trouver de nouvelles molécules, imaginer d'autres voies thérapeutiques, encourager la création d'entreprises de biotechnologies : voilà les actions à entreprendre si nous voulons que la France sache associer les intelligences et les savoir-faire et soit ainsi en pointe dans la recherche contre le cancer.
Et parce que notre priorité c'est la maladie, nous devons donner l'impulsion nécessaire pour que les sciences humaines et sociales ne soient plus le parent pauvre de la recherche sur le cancer. * Rattraper notre retard en matière de prévention et de dépistage. Soigner plus humainement. Donner une impulsion nouvelle à la recherche. Pour mettre en oeuvre ces priorités, il faut une structure d'impulsion et de pilotage stratégique. Ce sera le rôle de l'Institut national du cancer.
Il aura pour mission d'animer les politiques d'information et de prévention, d'élaborer et de diffuser les normes de qualité des soins. L'institut aura également pour mission de veiller à la nécessaire harmonisation de notre effort de recherche en proposant et en finançant des actions de recherches interdisciplinaires. Il associera à son fonctionnement des chercheurs, des médecins et des représentants des associations. Il facilitera les coopérations internationales et les partenariats avec les entreprises.
La création de cet institut doit s'inscrire, le Premier ministre l'a fortement souhaité, dans le cadre de la réflexion engagée par Jean- François MATTEI et Claudie HAIGNERE pour réduire le cloisonnement actuel entre recherche, prévention et soins.
Enfin, il faut placer notre combat contre le cancer dans le cadre européen. C'est pourquoi je proposerai prochainement à nos partenaires la création d'une agence européenne du cancer chargée de favoriser la coordination et la convergence de nos politiques. * * * Mesdames et messieurs,
A vous toutes et à vous tous, acteurs de la lutte contre le cancer, mais également à la Nation tout entière, je propose de nous mobiliser autour de cette ambition de progrès, de solidarité et d'humanité.
Comme vous, j'ai pleinement conscience de ce mal qui conduit trop de grands projets à se perdre dans la dilution des responsabilités et la résistance des conservatismes de toutes sortes.
Le plan national de lutte contre le cancer, ce sont des décisions, un calendrier, des financements, que Jean-François MATTEI vous présentera dans le détail. J'ai demandé au Premier ministre de mettre en place une instance de suivi et de coordination dont la mission sera de garantir le respect scrupuleux des engagements et du calendrier fixé pour chaque mesure. Les intervenants de la lutte contre le cancer, personnalités scientifiques et associations, y seront présents. Elle sera rattachée, à titre principal, au ministre de la Santé.
En donnant une absolue priorité à la lutte contre le cancer, nous ne voulons pas susciter d'espoirs irraisonnés. Le cancer ne sera pas vaincu en un jour. Mais, un jour, il le sera, parce que nous nous engageons et parce que tous les moyens nécessaires seront mis en oeuvre avec méthode et détermination.
Je vous remercie. .
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-25 09:09:30
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CANCER
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Dimanche 23 mars 2003
CHIRAC ET LE CANCER
| Face au cancer, Jacques Chirac veut engager la "guerre" contre le tabac
 [dimanche 23 mars 2003 - 15h26 heure de Paris]

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 Image extraite du spot télévisé de la campagne anti-tabac du Comité national contre le tabagisme (CNCT) © AFP/CNCT | PARIS (AFP) - Jacques Chirac, qui présentera lundi les grandes orientations du plan anti-cancer, devrait engager la "guerre" contre le tabac, dans le cadre d'une politique mettant l'accent sur la prévention, la coordination de la recherche et l'humanisation des soins.
Dans l'entourage du président de la République, on souligne l'importance de ce combat contre le cancer, dont il a fait un des grands chantiers de son quinquennat avec la sécurité routière et l'insertion des handicapés.
En France, près de 150.000 personnes par an meurent du cancer et, directement ou indirectement, tout le monde peut être concerné.
A l'Elysée, on estime qu'il est temps d'affirmer une volonté politique pour changer de regard sur cette maladie, qui pose à la fois une question de santé et de société.
Le plan anti-cancer, qui sera mis en oeuvre sur cinq ans, a été élaboré à partir des travaux de la commission présidée par le directeur général de la santé Lucien Abenhaïm. Celui-ci a remis son rapport en janvier aux ministres de la Santé Jean-François Mattei et de la Recherche Claudie Haigneré. Ce rapport énonçant 11 propositions a été enrichi de nombreuses contributions de la part des acteurs de terrain.
Lundi à l'Elysée, devant quelque 5 à 600 invités, médecins, responsables de centres anti-cancer, associations, Jacques Chirac livrera la philosophie du plan et ses grandes orientations. C'est à Jean-François Mattei qu'il reviendra de détailler, tout au long de la semaine nationale de lutte contre le cancer, les 70 mesures concrètes.
Le dispositif préconise l'amélioration de la prévention en ce qui concerne la nutrition, la consommation d'alcool, les maladies professionnelles. Mais le chef de l'Etat devrait centrer son propos sur les méfaits du tabac qui, souligne-t-on à l'Elysée, représente un danger de santé publique considérable.
Répondant aux préoccupations de la commission Abenhaïm, il devrait selon son entourage déclarer la "guerre au tabac" : stricte application de la loi Evin, harmonisation européenne, hausse du prix des cigarettes, promotion des substituts nicotiniques, campagne d'information notamment à destination des jeunes.
Autre axe du plan, la systématisation du dépistage, notamment pour le cancer du sein, de l'utérus et du colon. Le plan prévoit également d'engager sur cinq ans un programme de rattrapage en matière d'imagerie médicale. Il entend renforcer l'égalité d'accès aux soins de qualité.
En matière de soins, Jacques Chirac insistera sur la nécessaire humanisation du système. Il devrait proposer la mise en place d'une véritable consultation d'annonce du diagnostic, afin d'offrir aux patients un accompagnement psychologique et personnalisé au moment où ils apprennent leur maladie.
Il défendra la prise en charge en réseau des malades et des programmes personnalisés de traitement.
En ce qui concerne la recherche, Jacques Chirac plaidera pour une meilleure coordination. La commission Abenhaïm suggérait la création en région de "cancéropôles", "ensembles cohérents de recherche" de dimension européenne.
Jacques Chirac reprendra une autre proposition, la création d'un Institut national du cancer. Structure d'impulsion et de pilotage stratégique du secteur, cet institut sera chargé notamment de coordonner la recherche, de veiller à la qualité des soins et d'évaluer les pratiques.
Une instance de suivi et de coordination sera installée pour une durée temporaire avec pour mission de veiller à la mise en oeuvre du plan.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-23 10:40:08
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CANCER, POUMON, TABAC
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Vendredi 14 mars 2003
CANCER COLORECTAL
Médecine et santé
Nouvelle piste pour le dépistage sanguin du cancer du côlon
Pouvoir dépister le cancer colorectal par un test sanguin, non invasif, soulagerait à la fois médecins et patients. Tout en étant encore loin de l’application clinique, des chercheurs ont avancé dans cette voie en identifiant dans le sang un marqueur génétique associé au cancer du côlon. Cela ne concerne pas la forme héréditaire du cancer du côlon, assez rare mais bien comprise, mais s’applique au cancer du côlon sporadique, souvent lié à un risque familial. Ces travaux sont publiés aujourd’hui dans la revue Science.
L’équipe d’Andrew Feinberg, de l’université américaine John Hopkins, s’est intéressé à une anomalie, l’inactivation d’un gène, fréquente dans plusieurs types de cancers. Cette anomalie est observée chez 30% des patients atteints de cancer du côlon contre 10% chez des personnes en bonne santé. Les chercheurs ont réalisé des analyses de sang sur 172 personnes ayant subi une coloscopie. 25 présentaient cette anomalie sur leurs lymphocytes. Ceux qui ont des cas de cancers colorectaux dans leur famille ont cinq fois plus de risque d’être positif à ce test sanguin, expliquent les chercheurs.
L’échantillon de l’étude est cependant restreint et ces résultats devront être validés à plus grande échelle.
(14/03/2003)
Prototype de test sanguin pour mesurer les risques de cancer colorectal
WASHINGTON, 13 mars (AFP) - Des chercheurs américains ont mis au point un test sanguin permettant de mesurer les risques de développer la forme la plus commune de cancer colorectal, selon une étude publiée jeudi dans la revue Science.
Ce test, expérimental, permet de détecter certaines mofications génétiques favorisant la survenance de ce cancer, selon le Dr Andrew Feinberg, de l'Université Johns Hopkins dans le Maryland.
"Nous espérons que cette découverte permettra d'identifier les personnes à risque de cancer colorectal et de les suivre pour prévenir la survenance de la maladie ou au moins la détecter tôt, à la façon des médecins qui identifient les patients à risque de maladie cardiaque", a-t-il expliqué.
La création d'une version plus efficace du test devrait prendre plusieurs années.
Le test a été mis au point grâce à une étude précédente menée dans la même université, qui identifiait les mutations génétiques associées aux formes les plus communes de cancer du colon.
Environ 155.000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués chaque année aux Etats-Unis. En 2003, plus de 57.000 décès seront dus à ce cancer.
Une autre étude publiée jeudi par les Centres de contrôle des maladies (CDC) conclue que le taux de dépistage du cancer colorectal par les moyens actuellement sur le marché demeure trop faible aux Etats-Unis.
Un décès sur trois provoqué par cette maladie aurait pu être évité si les personnes de plus de 50 ans étaient régulièrement suivies, selon les CDC.
Le dépistage permet de repérer les polypes précancéreux, qui peuvent mener à la maladie s'il ne sont pas opérés.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-14 09:16:31
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CANCER
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Jeudi 13 mars 2003
MALADIE PULMONAIRE
PARIS, 12 mars (AFP) - Des chercheurs ont identifié un groupe de gènes qui pourraient favoriser la survenue d'une maladie pulmonaire, l'emphysème, répandue dans le monde et cause de morts prématurées essentiellement parmi les fumeurs, selon la revue scientifique britannique Nature.
David Morris, de l'université de Californie à San Francisco, et ses collègues ont décrypté les voies d'activation d'un gène "Mmp12", impliqué dans l'emphysème. Ce gène est à l'origine de la production d'élastine, une substance qui permet de maintenir l'élasticité des parois des poumons nécessaire aux mouvements de la respiration.
Parmi les gènes entrant en jeu dans l'activation du Mmp12, ils ont notamment mis en évidence le rôle d'un gène (Itgb6) contrôlant un facteur de croissance, le TGF-beta.
Les auteurs, qui ont travaillé sur des souris génétiquement modifiées, ont tout lieu de penser que les mêmes gènes existent chez les humains.
Ces travaux pourraient ouvrir de nouvelles pistes pour diagnostiquer les personnes à risque et développer des médicaments, pour traiter ou prévenir, l'emphysème, estime Anita Roberts de l'Institut national du cancer américain (Bethesda, Maryland).
"L'emphysème est une maladie pulmonaire qui deviendra l'une des cinq causes principales de mortalité et d'handicap dans le monde d'ici 2020", selon elle.
"Fumer des cigarettes est le plus important facteur de risque dans cette maladie", mais "seuls 15 à 20 % des fumeurs développent un emphysème", d'où l'idée de rechercher d'autres causes favorisantes, notamment génétiques, relève Mme Roberts.
Les souris artificiellement privées d'une version d'intégrines, des protéines présentes à la surface des cellules, développent un emphysème avec l'âge. Mais les chercheurs ont complètement corrigé cette propension à la maladie en modifiant l'expression de différents gènes, notamment en dopant l'activation du facteur de croissance TGF-beta.
La maladie est caractérisée par l'atteinte de petits sacs, appelés alvéoles, où s'effectuent les échanges gazeux des poumons : absorption de l'oxygène pour enrichir le sang et expiration du gaz carbonique.
Certaines formes d'emphysèmes sont la conséquence de maladies comme la tuberculose ou la silicose ou encore, plus rarement, d'un déficit d'enzyme, l'alpha-1 antitrypsine, avec dans ce cas une apparition plus précoce de la maladie pulmonaire.
L'emphysème pulmonaire se traduit par une gêne respiratoire de plus en plus importante qui peut évoluer vers l'insuffisance respiratoire puis cardiaque, et peut s'aggraver avec la pollution.
Succédant à la bronchite chronique, la maladie se manifeste après 50 ans chez les fumeurs.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-13 13:17:55
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CANCER, TABAC
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Jeudi 13 mars 2003
CANCER DE L'ESTOMAC
| Des lymphocytes contre le cancer |
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| Des chercheurs de l'Institut Curie ont fait récemment une découverte qui pourrait aider à la lutte contre le cancer de l’intestin. Il s’agit d’un type de lymphocytes T jusqu’alors inconnu. |
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| Mis en ligne le 12 mars 2003 | |
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Des chercheurs de l'Inserm (Institut Curie-Paris) annoncent, dans la revue Nature, la découverte d'une nouvelle et très particulière population de lymphocytes T chargés de la régulation de l'immunité intestinale, qui pourrait améliorer le traitement des cancers digestifs. Alors que la plupart des lymphocytes T - des cellules "sentinelles" assurant la protection de l'organisme - ne se multiplient qu'après leur rencontre avec l'agent pathogène qu'ils sont spécifiquement chargés d'éliminer, les "nouveaux" lymphocytes - baptisés MAIT - abondent en permanence et possèdent des récepteurs dont la structure est identique chez l'homme, la souris, la vache...
"Les maladies inflammatoires (maladie de Crohn, rectocolite ulcéro-hémorragique) pourraient bénéficier de ces nouvelles connaissances. Mais il est également possible d'envisager d'utiliser ces lymphocytes T pour déclencher une réponse anti-tumorale chez les patients atteints d'un cancer digestif", estiment les chercheurs de l'Institut Curie.
L'intestin, un organe à l’équilibre fragile
En effet, l'intestin est un organe très exposé aux infections et il doit donc être placé sous haute surveillance. Une multitude de micro-organismes - virus, bactéries, champignons, parasites - sont susceptibles de l'infecter et de provoquer des maladies. Pour le protéger, un équilibre délicat doit être maintenu : laisser la flore intestinale, indispensable au bon fonctionnement de l'organisme, se développer en toute quiétude, mais aussi détruire les agents infectieux. Le tout sur un organe qui, déployé, mesure 300 m², presque autant qu'un court de tennis. Une fragilité et un équilibre délicat qui rendent d’autant plus difficiles les traitements en cas de cancer…
"Acteurs-clefs de la réponse immune intestinale, les MAIT pourraient servir à stimuler des défenses immunitaires afin qu'elles reconnaissent et éliminent les cellules tumorales, une découverte qui pourrait apporter de nouvelles perspectives à l'un des traitements prometteurs en cancérologie, l'immunothérapie", ajoutent les chercheurs de l'Institut Curie. |
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-13 11:48:20
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CANCER
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Mardi 11 mars 2003
CANCER
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 Le Figaro, n° 18222 Le Figaro Économie, lundi 10 mars 2003, p. 3
MONDE-FRANCE
PHARMACIE Les propositions des laboratoires Cancer : un rapport pour une entente privé-public
Eric DE LA CHESNAIS
A environ deux semaines de la présentation par Jacques Chirac du plan cancer, l'industrie pharmaceutique rend publiques aujourd'hui ses propositions pour lutter contre ce fléau. Dans un rapport remis à la commission d'orientation pilotée par le professeur Abenhaïm et que s'est procuré Le Figaro Economie, les industriels du médicament dressent pour la première fois un état des lieux des forces en présence dans ce domaine. Ils énoncent des propositions d'amélioration pour traiter cette maladie qui touche de plus en plus de personnes. L'urgence s'impose, on dénombrait en 1975 170 000 cas diagnostiqués, contre 250 000 vingt-cinq ans plus tard avec une prévalence de 700 000 cas...
On dénombre dans l'Hexagone vingt laboratoires pharmaceutiques spécialisés dans l'oncologie, l'étude des tumeurs, dont un quart de français (Aventis, Beaufour ou Servier), et quinze internationaux dont Roche, Novartis ou BMS. Ensemble ils ont participé à l'élaboration de ce rapport. Les industriels du médicament qui détiennent le nerf de la guerre, c'est-à-dire l'argent, « apparaissent comme des acteurs incontournables », souligne Pierre Le Sourd, président désigné du Leem (les entreprises du médicament). Ils ont consacré en 2002 à la recherche et au développement dans le cancer, un budget de 339 millions d'euros. Une enveloppe qui a permis de financer entre autres plus de 488 études cliniques concernant près de 30 000 patients.
Au total plus de 1 200 personnes travaillent sur le cancer dans sept centres industriels et quinze centres de recherche fondamentale. Elles assurent notamment la fabrication mondiale de huit traitements anticancéreux. « Le dynamisme de cette recherche permet à la France de se situer dans les tout premiers rangs du dispositif de recherche mondiale », souligne Pierre Le Sourd.
Les cancers les plus fréquemment rencontrés sont celui du sein, du colon, de la prostate, du poumon ainsi que les leucémies. Ils sont aussi ceux sur lesquels le progrès et le rôle des traitements médicamenteux sont significatifs. De nouvelles voies de recherche s'ouvrent aujourd'hui grâce à l'approche génomique, la signalisation avec le ciblage des enzymes et les récepteurs intracellulaires... « Je crois qu'on dispose sur le territoire national d'un potentiel tout à fait exceptionnel pour améliorer les conditions du développement et de recherche sur le territoire français, et accélérer la recherche dans le domaine du cancer. La France doit rester leader dans ce domaine », ajoute Pierre Le Sourd.
Pour aller dans ce sens, les entreprises du médicament ont présenté dans ce rapport des propositions d'amélioration sur des points qui leur semblent majeurs. Cela implique notamment un développement des passerelles entre la recherche publique et privée, ainsi qu'une simplification administrative des contrats de coopération publics-privés.
Autre proposition, la transposition de la directive européenne sur les études cliniques qui porte sur une harmonisation de ces essais sur le Vieux Continent. Elle a été ratifiée en 2001, et doit être transposée cette année et appliquée l'an prochain.
« La transposition est la condition clé du maintien du niveau actuel de recherche clinique privée dans notre pays. Elle doit assurer la bonne visibilité des investissements des maisons mères. La France doit être attractive et pourrait aller plus loin en s'engageant à raccourcir les délais d'inspection des dossiers. Déjà la Grande-Bretagne a engagé en février dernier la consultation de tous les acteurs concernés dans ce domaine », insiste Pierre Le Sourd.
D'autres propositions émanant de l'industrie portent sur l'intensification des actions de formation, d'information des patients, ainsi que de prévention et de dépistage. Côté économique, le marché du cancer atteint en France un milliard d'euros de chiffres d'affaires réparti de façon égale entre la ville et l'hôpital et qui croît de 20 % par an.
Catégorie : Économie Sujet(s) uniforme(s) : Industries pharmaceutiques et biotechnologiques; Maladies, traitement et prévention Sujet(s) - Le Figaro : INDUSTRIE; PHARMACIE; RAPPORT; LABORATOIRE; MALADIE; CANCER Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : FRANCE Type(s) d'article : ARTICLE Taille : Moyen, 453 mots
© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.
Doc. : 20030310LF18222308ECO
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-11 09:29:59
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CANCER
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Samedi 8 mars 2003
PORTABLES
• LE MONDE | 06.03.03 | 13h22Portables : enquête sur 8 cas suspects de cancer
La direction départementale de l'action sanitaire et sociale (Ddass) des Yvelines a reconnu huit cas suspects de cancer chez des enfants, mercredi 5 mars, dans le cadre de l'étude menée à Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines), après l'installation d'antennes de téléphonie mobile sur le toit d'une école du quartier de l'Epi-d'Or (Le Monde du 4 mars).
A l'issue de la réunion du comité de suivi, piloté par la Ddass, qui regroupe entre autres la municipalité et des associations de parents d'élèves, la mairie de Saint-Cyr a demandé à la Ddass d'élargir à l'ensemble de la population du quartier, adultes compris, l'enquête sanitaire. Cette dernière a pour objectif "de s'assurer que l'exposition aux champs magnétiques provoqués par les antennes relais de téléphonie mobile n'est pas à l'origine d'un problème de santé publique". Plusieurs cas de leucémie et de cancer chez les adultes ont en effet été signalés, mais pas retenus par la Ddass. "Les données recueillies sont trop partielles et susceptibles de nombreuses interprétations", déclare Philippe Lavaud, le maire (UMP). – (Corresp.) • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 07.03.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-08 11:29:51
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CANCER
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Samedi 8 mars 2003
ASPIRINE
L'aspirine efficace pour la prévention du cancer colorectal et sa récurrence [jeudi 06 mars 2003 - 08h15 heure de Paris] L'aspirine efficace pour la prévention du cancer colorectal et sa récurrence © AFP/DPA Roland Scheidemann WASHINGTON (AFP) - La prise quotidienne d'aspirine paraît efficace pour prévenir la formation de polypes, tumeurs bénignes pouvant évoluer vers un cancer colorectal, ainsi que sa récurrence chez des patients déjà soignés pour ce type de cancer, selon deux études publiées mercredi aux Etats-Unis. Une première étude menée pendant sept ans sur 1.100 patients conclut que la prise quotidienne d'aspirine à faible dose réduit de 19% le risque de polypes. Le faible dosage (81 mg) est plus efficace que le dosage tenu pour normal chez les adultes (325 mg), précisent les auteurs de l'étude, des chercheurs de la Dartmouth Medical School à Lebanon (New Hampshire, nord-est). Une étude complémentaire menée pendant trois ans sur 517 patients ayant un historique de cancer colorectal traité par chirurgie, auxquels a été donnée une dose quotidienne d'aspirine (325 mg) a montré une réduction de l'ordre de 35% de la récurrence de polypes. Tout en soulignant les bons résultats obtenus, le principal auteur de l'étude, le Dr John Baron, a souligné que "l'aspirine n'est pas une arme magique. Même si l'incidence a été réduite, tous les polypes n'ont pas disparu. Le dépistage régulier, incluant peut-être les colonoscopies, reste important". "L'aspirine a un effet protecteur significatif, elle réduit clairement la formation de polypes dans cette étude sur des personnes à haut risque, c'est un nouveau moyen de réduire le risque de récurrence chez les patients qui ont eu un cancer du colon", a pour sa part estimé l'un des auteurs de la seconde étude, le Dr Richard Schilsky, de l'Université de Chicago. L'American Cancer Society estime que le cancer colorectal sera diagnostiqué chez 147.500 personnes aux Etats-Unis en 2003, et causera 57.100 morts. Dans un article accompagnant ces deux études, le Dr Thomas Imperiale, de l'université de l'Indiana souligne que le rôle de l'aspirine dans la prévention du cancer colorectal doit encore être défini, pour déterminer notamment si la prise d'aspirine peut réduire la fréquence du dépistage et du suivi de ce cancer. "Même si l'aspirine peut avoir des effets bénéfiques dans la prévention du cancer colorectal, elle ne peut pas encore être recommandée et remplacer le dépistage et la surveillance", écrit le spécialiste tout en convenant que ces études "établissent le principe que l'aspirine réduit légèrement le risque de récurrence" des polypes.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-08 10:55:50
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CANCER
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Jeudi 6 mars 2003
CANCER
| L'aspirine efficace pour la prévention du cancer colorectal et sa récurrence
WASHINGTON, 5 mars (AFP) - La prise quotidienne d'aspirine paraît efficace pour prévenir la formation de polypes, tumeurs bénignes pouvant évoluer vers un cancer colorectal, ainsi que sa récurrence chez des patients déjà soignés pour ce type de cancer, selon deux études publiées mercredi aux Etats-Unis.
Une première étude menée pendant sept ans sur 1.100 patients conclut que la prise quotidienne d'aspirine à faible dose réduit de 19% le risque de polypes.
Le faible dosage (81 mg) est plus efficace que le dosage tenu pour normal chez les adultes (325 mg), précisent les auteurs de l'étude, des chercheurs de la Dartmouth Medical School à Lebanon (New Hampshire, nord-est).
Une étude complémentaire menée pendant trois ans sur 517 patients ayant un historique de cancer colorectal traité par chirurgie, auxquels a été donnée une dose quotidienne d'aspirine (325 mg) a montré une réduction de l'ordre de 35% de la récurrence de polypes.
Tout en soulignant les bons résultats obtenus, le principal auteur de l'étude, le Dr John Baron, a souligné que "l'aspirine n'est pas une arme magique. Même si l'incidence a été réduite, tous les polypes n'ont pas disparu. Le dépistage régulier, incluant peut-être les colonoscopies, reste important".
"L'aspirine a un effet protecteur significatif, elle réduit clairement la formation de polypes dans cette étude sur des personnes à haut risque, c'est un nouveau moyen de réduire le risque de récurrence chez les patients qui ont eu un cancer du colon", a pour sa part estimé l'un des auteurs de la seconde étude, le Dr Richard Schilsky, de l'Université de Chicago.
L'American Cancer Society estime que le cancer colorectal sera diagnostiqué chez 147.500 personnes aux Etats-Unis en 2003, et causera 57.100 morts.
Dans un article accompagnant ces deux études, le Dr Thomas Imperiale, de l'université de l'Indiana souligne que le rôle de l'aspirine dans la prévention du cancer colorectal doit encore être défini, pour déterminer notamment si la prise d'aspirine peut réduire la fréquence du dépistage et du suivi de ce cancer.
"Même si l'aspirine peut avoir des effets bénéfiques dans la prévention du cancer colorectal, elle ne peut pas encore être recommandée et remplacer le dépistage et la surveillance", écrit le spécialiste tout en convenant que ces études "établissent le principe que l'aspirine réduit légèrement le risque de récurrence" des polypes.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-06 05:33:47
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Mardi 25 février 2003
CANCER DU SEIN
Cancer du sein : Découverte de cellules souches de tumeurs cancéreuses WASHINGTON, 24 fév (AFP) - Des chercheurs américains ont pu isoler des cellules de tumeurs du sein pouvant produire de nouvelles cellules cancéreuses, à la façon des cellules souches, une découverte qui pourrait expliquer le fort taux d'échec des traitements contre les cancers du sein les plus avancés.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-25 12:56:31
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CANCER
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Mardi 25 février 2003
LE CANCER...
Les cellules ouvrières du cancer
 Cellule de cancer du sein. |
| Toutes les cellules cancéreuses ne seraient pas capables de former les tumeurs malignes. Seule une minorité, peut-être une sur cent, en serait capable, selon les travaux de Michael Clarke et de ses collègues de l’université du Michigan. Ils ont identifié des cellules ‘’souches’’ dans des métastases de cancers du sein.
Ces cellules ont des propriétés comparables aux cellules souches embryonnaires ou adultes, explique le Pr Clarke. «Elles se répliquent et donnent naissance à tous les types de cellules qui forment une tumeur». De telles cellules avaient été découvertes dans des leucémies en 1997 mais n’avaient encore jamais été identifiées dans des tumeurs solides.
Clarke et ses collègues ont isolé les cellules dans des tumeurs métastasées prélevées chez neuf femmes atteintes d’un cancer du sein. En réinjectant ces cellules chez des souris, ils se sont rendu compte que toutes ne provoquaient pas la formation d’une nouvelle tumeur. Pour faire le tri entre les cellules, les chercheurs ont utilisé des anticorps qui s’attachent aux protéines présentes à la surface des cellules. C’est ainsi qu’ils ont ciblé un petit nombre de cellules cancéreuses ‘’souches’’.
Ces cellules doivent être la cible privilégiée de futures thérapies, expliquent les chercheurs, qui publient leurs résultats dans l’édition électronique des PNAS.
(25/02/2003)
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-25 12:50:12
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CANCER
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Mercredi 12 février 2003
CANCER DU SEIN
| Apparition d'un nouveau traitement du cancer du sein à un stade avancé
NANTES, 12 fév (AFP) - Une nouvelle stratégie thérapeutique associant deux molécules permet d'alléger le traitement des patientes souffrant d'un cancer du sein à un stade avancé et prolonge leur vie d'environ six mois, a annoncé mercredi à la presse le centre anti-cancéreux de Nantes.
L'association du taxotère et de la capécitabine, autorisée en Europe et aux Etats-Unis depuis la fin 2002, va devenir "un nouveau standard dans la prise en charge des patientes au stade métastatique", a déclaré le professeur Pierre Fumoleau, directeur-adjoint du centre René-Gauducheau, implanté à Saint-Herblain (Loire-Atlantique).
Le nouveau traitement, à renouveler toutes les trois semaines, est administré sous la forme de deux comprimés par jour pendant quatorze jours. Il se substitue à la cure classique, qui consiste en une perfusion permanente de quatorze jours.
La thérapie, selon le Pr Fumoleau, allonge d'environ six mois la durée de vie des patientes pour lesquelles la chimiothérapie à base d'anthracycline aurait échoué.
L'efficacité de l'association sur des stades précoces de cancer du sein est actuellement testée. L'évaluation devrait aboutir d'ici à cinq ans.
Selon le ministère de la santé, 300.000 personnes vivent en France avec un cancer du sein, responsable de près de 10.800 décès par an.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-02-12 09:23:41
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CANCER
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Mercredi 12 février 2003
CANCER
Médecine et santé
Une bactérie contre le cancer
 La bactérie E.coli. |
| Elle peut transformer en galère le voyage tant attendu mais se révèle très utile contre le cancer colorectal dans les éprouvettes des chercheurs. La bactérie Escherichia coli, l’un des agents infectieux responsables de la ‘’turista’’, fabrique une toxine qui ralentit la croissance des cellules cancéreuses en ouvrant la porte au calcium, annoncent cette semaine des chercheurs dans l’édition électronique des PNAS.
L’équipe de GianMario Pitari, (Thomas Jefferson University, Philadelphie), avait déjà constaté que la toxine de l’E.coli entérotoxinogène (ETEC) ralentissait la croissance des cellules du cancer colorectal. Les chercheurs ont découvert le mécanisme : la toxine active un récepteur présent sur la membrane de ces cellules et déclenche la production d’une molécule qui ouvre le canal calcium de la cellule. Cette arrivée de calcium inhibe la croissance des cellules cancéreuses.
Les chercheurs espèrent qu’à terme cela permettra de traiter ou de prévenir des métastases chez des patients souffrant de cancer du côlon, en association avec d’autres traitements. Pour cela, l’effet indésirable de la toxine, la diarrhée, devra être évité. Notons qu’il ne s’agit pas de la souche d’E.coli responsable de graves intoxications alimentaires, 0157 :H7, qui est une E.coli entérohémorragique.
(11/02/2003)
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-12 09:20:58
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