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Mercredi 04 juin 2003
THERAPIE GENIQUE
Médecine et santé
La thérapie génique contre l’amyotrophie spinale
Des chercheurs français ont réussi à lutter contre l’amyotrophie spinale chez la souris grâce à la thérapie génique. Cette maladie génétique, la plus fréquente après la mucoviscidose, se traduit par une paralysie progressive et précoce des muscles de la personne atteinte. L’équipe de Judith Melki (Inserm/ Génopole) a ralenti cette paralysie en introduisant chez les souris un gène produisant un facteur neuro-protecteur véhiculé par un virus.
L’amyotrophie spinale se caractérise par une dégénérescence des neurones moteurs de la corne de la moelle épinière qui entraîne une faiblesse et une fonte des muscles squelettiques.
L’équipe de Melki, financée en partie par l'Association française contre les myopathies (AFM), a d’abord mis au point un modèle de souris porteuse de la maladie. A l’heure actuelle il n’exitse aucun traitement contre l’amyotrophie spinale. La thérapie génique est une voie, la greffe de cellules souches en est une autre.
(02/06/2003)
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-04 12:05:24
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Mercredi 04 juin 2003
NEURONES
Toujours plus de neurones
Un nouveau neurone dopaminergique repéré dans le cerveau de la souris grâce au marqueur coloré vert utilisé par les chercheurs. (PNAS)
La production de neurones par le cerveau tout au long de la vie serait encore plus importante qu’on ne pense. Même si l’essentiel des neurones existe déjà au moment de la naissance, il a été démontré ces dernières années que de nouvelles cellules nerveuses se forment au cours de la vie, notamment dans une partie de l’hippocampe appelé le gyrus dentelé et dans le bulbe olfactif. D’après une équipe de neurologues suédois, la substance noire doit être ajoutée à la liste.
L’équipe d’Ann Marie Janson (Institut Karolinska) a découvert chez la souris que la substance noire produisait de nouveaux neurones dopaminergiques, ces cellules nerveuses impliquées dans le contrôle du mouvement. La perte de ces neurones est à l’origine des symptômes de la maladie de Parkinson.
Les chercheurs estiment qu’avec un taux de production constant, l’ensemble des neurones dopaminergiques pourrait être renouvelé l’espace d’une vie de souris. Ces résultats, publiés aujourd’hui dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, montrent que la neurogénèse à l’âge adulte est peut-être plus banale que prévue.
(03/06/2003)
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-04 12:04:40
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Mercredi 04 juin 2003
PARASITES
Sciences de la vie
Tu m’as dans la peau
Le plus heureux des parasites est celui qui parvient à profiter de son hôte sans se faire repérer. A ce titre, les parasites de l’ordre des Strepsiptera ont une stratégie inédite : ils se logent dans l’épiderme des insectes qui ne font pas la différence entre leur tissu et l’intrus. La tactique est unique et propre aux Strepsiptera, selon l’entomologiste Jeyaraney Kathirithamby (Oxford, GB), qui publie ses observations dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.
Kathirithamby et son équipe ont observé que la larve du parasite perçait d’abord la cuticule de son futur hôte (en l’occurrence une sauterelle) avant de se glisser dans l’épiderme. Une fois là, le parasite se loge dans une sorte de poche par laquelle transitent tous les nutriments dont il a besoin. Certaines femelles Strepsiptera passent ainsi leur vie entière dans la peau d’un insecte, grossissant au point d’occuper tout le corps de leur hôte.
Lorsqu’un insecte repère un indésirable, il peut construire une capsule afin de l’isoler et de le tuer. Il semble que pareille mésaventure n’arrive jamais aux Strepsiptera. Il s’agit d’un ordre de parasites assez mal connu dont 596 espèces ont été recensées. Ils sont capables de parasiter 34 familles différentes appartenant à sept ordres d’insectes. Leur tactique épidermique pourrait expliquer cette polyvalence.
(04/06/03)
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-04 12:03:57
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Lundi 02 juin 2003
MYOPATHIE
AFP Général
Général, lundi 2 juin 2003
Essai de thérapie génique "encourageant" contre une forme de myopathie
PARIS (AFP) - Un essai de thérapie génique a donné pour la première fois des résultats encourageants, en ralentissant la paralysie progressive et en améliorant la survie de souris atteintes d'une forme fréquente de myopathie d'origine génétique, l'amyotrophie spinale, selon des chercheurs de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).
Les résultats de ces travaux, financés notamment par l'AFM (association française contre les myopathies) grâce aux dons du Téléthon, sont publiés dans le premier numéro de juin du bi-mensuel Human Molecular Genetics.
"L'amyotrophie spinale est la plus fréquente des maladies génétiques après la mucoviscidose (qui touche essentiellement la fonction respiratoire). Une personne sur 35 est porteuse du défaut génétique. Cette myopathie se transmet lorsque les deux parents sont porteurs, le risque d'avoir un enfant atteint étant alors d'un sur quatre", selon Judith Melki (université d'Evry-Val d'Essonne, Génopole) à l'origine de ces recherches menées avec l'équipe d'Axel Kahn (Institut Cochin, Paris).
La maladie touche un enfant sur 6.000 en Europe.
L'amyotrophie spinale, dénuée de traitement curatif, est une maladie neuro-musculaire marquée par une dégénérescence des neurones moteurs de la moelle épinière. Elle se traduit par une paralysie et une atrophie précoces de muscles notamment du bassin, des épaules, du tronc, des bras et des jambes.
Elle est due à une mutation du gène "Smn", situé sur le chromosome 5.
Le traitement repose sur l'injection intra-musculaire d'un gène induisant la production d'un facteur neuro-protecteur dit CT-1 (pour cardiotrophine 1) destiné à contrer la dégénérescence nerveuse. Le gène est véhiculé par un virus (adénovirus).
Les souris traitées développent une maladie moins sévère et améliorent leurs performances motrices. Leur survie s'allonge.
C'est la première démonstration que la maladie peut être ralentie, selon les chercheurs. Ils vont affiner le traitement notamment en déterminant la meilleure dose de CT-1 et en l'associant à d'autres médicaments neuro-protecteurs.
"Ces résultats encourageants constituent les premiers pas vers le développement de stratégies thérapeutiques de l'amyotrophie spinale chez l'homme", a commenté Judith Melki.
L'approche par thérapie génique est complémentaire de travaux sur le potentiel de régénération du muscle par les cellules souches adultes, récemment publiés par son équipe.
BC/phc/sab
Catégorie : Actualités
Sujet(s) - AFP Général : Médecine; myopathie; génétique
Heure de publication : 15:08 GMT
Taille : Court, 286 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
Doc. : 20030602AF0FRS761_153_170808
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 14:12:29
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Lundi 02 juin 2003
SRAS
Libération
SOCIETE, samedi 31 mai 2003, p. 19
Un des directeurs de l'OMS fait le point sur l'épidémie:
«L'objectif est de remettre le virus du Sras dans sa boîte»
LASTERADE Julie
Alors qu'en France il n'y a pas de nouveau cas de Sras depuis des semaines, David Heymann, directeur du dépar te ment des maladies transmissibles à l'OMS, fait le point sur la situation. Considérez-vous que l'épidémie est sous contrôle ?
Non. Le virus est toujours présent chez l'homme dans plusieurs pays et il peut voyager. Nous ne voulons pas que le Sras reste une maladie humaine. Si c'était le cas, le monde serait toujours menacé et connaîtrait des flambées de pneumonie atypique de temps en temps. L'objectif est de remettre ce virus dans sa boîte, faire en sorte qu'il retourne d'où il vient pour qu'il ne se développe pas de façon endémique comme le virus du sida, le bacille de la tuberculose ou l'agent responsable du palu. Au Vietnam, à Singapour nous y sommes parvenus, nous espérons maintenant y arriver aussi à Hongkong et au Canada. A Taiwan et en Chine, il faut continuer la lutte.Mais pourquoi cette résurgence à Taiwan et au Canada ?
Commençons d'abord par de bonnes nouvelles. Singapour et Hongkong sont en train d'enrayer l'épidémie. Nous comptons maintenant moins de cinq cas par jour à Hongkong, et Singapour n'a pas enregistré de nouveau cas depuis le 11 mai. Par ailleurs, l'engagement de la Chine dans la lutte commence aussi à avoir un impact. Taiwan, en revanche, n'a pas été très bien coordonné au début. Nous avions des difficultés à «tracer» les sujets «contacts» des malades. Depuis deux semaines, l'organisation est meilleure. L'augmentation des cas de Sras correspond à une meilleure détection des cas «contacts» infectés. A Taiwan, le nombre de nouveaux cas diminue chaque jour, même s'il reste encore supérieur à 5 par jour. La flambée constatée au Canada s'explique différemment : l'une des hypothèses suppose que le virus était caché dans un appareil du bloc opératoire d'un hôpital. Et a infecté un des patients. Sa contamination est passée inaperçue, ce patient, qui n'a pas été isolé, a contaminé d'autr!
es personnes.Savoir que la civette est un animal porteur du virus peut-il vous aider ?Nous avons détecté le virus du Sras dans cet animal de la famille du chat, cela ne prouve rien, car cet animal a pu lui-même l'attraper par d'autres animaux, mais c'est un pas de plus dans la lutte. Cela nous permet de nous méfier de cet animal-là.Comment arriver à remettre le virus «dans sa boîte» ?
En continuant à se battre contre le virus comme nous le faisons actuellement. En identifiant, en isolant les cas suspects, en prenant les mesures sanitaires adéquates pour éviter les contaminations, en retrouvant tous les sujets qui ont pu être au contact du malade et en vérifiant régulièrement qu'ils ne développent pas la maladie. C'est la procédure normale de lutte contre une épidémie lorsque l'on ne dispose ni d'un vaccin ni d'un médicament.D'un point de vue épidémiologique, à quel type d'agent pathogène
compareriez-vous le virus responsable du Sras ?Difficile de faire une comparaison. Le virus du Sras me fait un peu penser à celui de l'hépatite B. Ils ne se transmettent pas de la même façon, il n'existe ni vaccin ni médicament contre le Sras, contrairement à l'hépatite B. Mais ils présentent des similitudes du point de vue des infections nosocomiales. L'hépatite B comme le Sras ont d'abord été des maladies du personnel de santé.
Catégorie : Anecdotes/Société
Sujet(s) uniforme(s) : Maladies, traitement et prévention; Santé publique et condition physique
Taille : Moyen, 407 mots
© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.
Doc. : 20030531LI0LI20030531082
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 14:06:26
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EPIDEMIES
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Lundi 02 juin 2003
ALCOOL ET TABAC
Alcool, tabac : un même médicament pour « tuer » le plaisir
Comme l’ont montré plusieurs travaux antérieurs, la mécamylamine est un médicament susceptible de bloquer les effets de la nicotine sur le cerveau. Et d’après une équipe américaine, elle agirait de manière identique face à l’alcool.
Le Pr Harriet de Wit et son équipe, de l’université de Chicago, ont découvert non seulement que la mécamylamine réduisait les effets stimulants et euphorisants de l’alcool, mais aussi qu’elle diminuerait le désir même d’en consommer.
Les auteurs confirment, par leur travail, que l’alcool et la nicotine agissent de façon identique sur le cerveau. Et notamment sur les récepteurs de la dopamine, la fameuse hormone qui produit les sentiments de plaisir et de satisfaction. A leurs yeux, la mécamylamine réduirait la production de dopamine en présence d’alcool ou de nicotine. A ce titre, elle pourrait devenir un remède idéal pour prévenir la consommation même de ces toxiques… qui vont souvent de pair chez un même sujet.
Sources: Alcoholism : Clinical & Experimental Research, mai 2003
(Destination Santé)
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 11:17:23
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Lundi 02 juin 2003
POID
Prise de poids sous pilule : ce n’est plus inévitable
Si 94% des femmes en âge de procréer estiment que la pilule contraceptive est une méthode fiable, plus du tiers (38 %) pensent qu’elle fait grossir. Une étude de la SOFRES confirme ainsi que la prise de poids est une cause majeure d’arrêt de pilule.
En fait, la contraception orale ne provoque pas l’accumulation de graisses mais… d’eau ! Nos reins, qui éliminent des déchets mais aussi de l’eau et des sels, le font par un processus très complexe : dans un premier temps ils laissent passer chaque jour près de 180 litres d’eau et 500 grammes de sodium. Puis ils réabsorbent 99% du sodium et nos urines – Dieu merci !– ne représentent plus au final qu’un volume de 2 litres environ…
Ce mécanisme subtil est sous la dépendance d’hormones. Certains d’entre nous retiennent davantage l’eau et les sels que d’autres, ce que les spécialistes appellent la rétention hydrosodée. Or les estrogènes présents dans la pilule augmentent la rétention d’eau. Un phénomène qui peut être combattu en utilisant, comme progestatif associé dans la pilule contraceptive, une molécule proche de la progestérone naturelle. C’est le cas de la drospirénone qui entre dans la composition de la pilule Jasmine, apparue voici quelques mois.
Elle limitera la prise de poids et diminuera les ballonnements, les sensations de jambes lourdes ainsi que le syndrome prémenstruel. Elle permettra de bénéficier d’une contraception efficace tout en perdant légèrement du poids. Mais attention, cela ne fera pas disparaître bourrelets et autres poignées d’amour !
Sources: Enquête réalisée par Taylor Nelson SOFRES Santé, entre le 18 septembre et le 16 octobre 2001 sur une population de 3609 femmes de 15 à 45 ans représentatives de la population française
(Destination Santé)
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 11:16:48
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Lundi 02 juin 2003
VARIOLE
OMS : pour un renforcement du contrôle des souches varioliques
L’OMS demeure plus que jamais vigilante face à la recherche sur la variole. Son Comité consultatif de la Recherche sur le Virus variolique, crée voici 4 ans, demande à l’assemblée de l’Organisation que les souches varioliques fassent l’objet d’un contrôle plus étroit.
Officiellement, près de 600 souches virales sont encore détenues dans deux « conservatoires » principaux : 120 détenues en Russie et 451 aux Etats-Unis. Pour certaines, il s’agit de virus correspondant à la variole du singe, du chameau et parfois, comme aux USA, de chimères préparées par recombinaison génétique de deux ou plusieurs variétés de virus varioliques. Le Comité insiste donc pour que les « les isolements viraux appartenant à ces deux collections soient mieux contrôlés et que les informations tirées de ces contrôles soient partagées entre les deux conservatoires et communiquées chaque année à l’OMS ».
Le Comité va encore plus loin. Il recommande en effet que « les isolements dont le maintien ne pourrait pas être justifié scientifiquement, en particulier les virus chimère qui appartiennent à la collection américaine, soient détruits. » Ces recommandations ne visent pas pour autant à détruire les stocks de virus variolique. L’année dernière l’assemblée mondiale avait autorisé à nouveau le maintien temporaire des stocks existants de virus variolique. Un sursis en quelque sorte, plus que jamais justifié par les risques liés à la perception plus pressante de menaces bio-terroristes. Mais un sursis assorti cette année de la demande d’un contrôle renforcé.
Sources: de nos envoyés spéciaux à Genève, 26 mai 2003
(Destination Santé)
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 11:15:49
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Lundi 02 juin 2003
CELLULES ET TISSUS HUMAINS
Accord européen sur le don et le traitement des cellules et tissus humains
LUXEMBOURG, 2 juin (AFP) - Les ministres européens de la Santé sont tombés d'accord lors d'un débat public lundi à Luxembourg sur un projet de directive (loi européenne) fixant des normes de qualité et de sécurité pour la collecte, le traitement, le stockage et la distribution de cellules et tissus humains.
Ce projet vise à renforcer les critères de sélection des dons, à assurer une traçabilité des tissus et cellules d'origine humaine du donneur au patient, ainsi qu'à réglementer les importations de tissus et cellules en provenance de pays tiers en instaurant les mêmes normes de qualité qu'à l'intérieur de l'UE.
Plusieurs pays (Allemagne, Espagne, Italie, Irlande) ont donné leur feu vert tout en rappelant leurs réserves d'ordre éthique à l'égard de certaines dispositions du texte, qui ne reprend pas des amendements du parlement européen sur la gratuité des dons ou l'interdiction d'utiliser des cellules et tissus d'embryons clonés.
L'Irlande et l'Italie étaient les plus réticentes sur ce dernier point. Mais elles se sont ralliées au compromis, dans la mesure où les Etats membres gardent individuellement la possibilité d'interdire l'utilisation de ces matériaux.
L'ensemble de la législation proposée, qui s'apparente à un socle minimal, pourra être durcie au plan national par les pays souhaitant des règles plus strictes.
"La question éthique de l'utilisation des tissus et cellules reste sensible (...) Il revient aux Etats membres de fixer des mesures spécifiques en conformité avec le principe de subsidiarité", a rappelé le commissaire européen à la Santé David Byrne devant les ministres.
Il a émis l'espoir qu'"en dépit des différences d'opinion avec le parlement européen, un compromis satisfaisant pourra être trouvé" avec les eurodéputés "avant la fin de la législature" au printemps 2004.
Le parlement européen devrait se prononcer en seconde lecture sur le projet de directive dans le courant de l'automne. La délégation italienne a émis l'espoir lundi que l'interdiction d'utiliser les cellules et tissus d'embryons clonés soit alors réintégrée dans le texte.
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-02 10:36:03
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Dimanche 01 juin 2003
CANCER
AFP Général
Général; International, dimanche 1 juin 2003
Vague de bonnes nouvelles pour le traitement du cancer colorectal (PAPIER D'ANGLE)
Pascal BAROLLIER
CHICAGO (Etats-Unis) (AFP) - Deux études européennes étaient en vedette dimanche au cours du plus grand congrès mondial d'oncologie organisé à Chicago pendant quatre jours, où plusieurs résultats encourageants ont été présentés sur le traitement du cancer colorectal.
La plus attendue aux Etats-Unis était une étude britannique qui "fournit des informations hautement provocantes confirmant de source indépendante l'efficacité biologique du cetuximab", a expliqué le Dr Robert Mayer, directeur du centre d'oncologie gastro-intestinal du Dana-Farber Cancer Institute.
Le cancérologue faisait référence au médicament connu sous le nom d'Erbitux, dont le rejet par l'autorité sanitaire américaine (FDA) a causé l'effondrement boursier du titre de son fabricant, ImClone, et un procès retentissant au cours duquel son fondateur, Sam Waksal, a plaidé coupable de délit d'initié.
L'étude menée sur 329 patients montre que la combinaison de cetuximab (Erbitux) et d'irinotecan permet de réduire plus efficacement les tumeurs et de retarder leur progression chez certains patients atteints de cancer colorectal avec métastases.
"Les résultats devraient changer la norme de traitement des patients atteints d'un cancer colorectal métastatique", a estimé l'auteur de l'étude, le Dr David Cunningham, du Royal Marsden Hospital à Sutton en Grande-Bretagne.
Les chercheurs de son équipe ont constaté que le cocktail des deux médicaments avait réduit les tumeurs chez 22,9% des patients contre seulement 10,8% de ceux qui avaient reçu le cetuximab seul, et la progression des tumeurs a été arrêtée pendant quatre mois chez les premiers contre seulement un mois et demi chez les autres.
Deux autres études sont très positives sur les résultats du médicament oxaliplatin (commercialisé sous la marque Eloxatin par le laboratoire français Sanofi-Synthelabo).
Le régime posologique comprenant l'oxaliplatin (connu sous le nom de FOLOX) a réduit le risque de récurrence du cancer de 23% dans l'étude menée par le Dr Aimery de Gramont, de l'hôpital Saint-Antoine à Paris. "Nous trouvons ces résultats très encourageants et espérons qu'ils changeront la norme de traitement pour de nombreux patients atteints d'un cancer colorectal", a estimé le spécialiste.
L'étude portait sur 2.248 patients de 20 pays, qui avaient déjà bénéficié d'une opération pour l'ablation de tumeurs. Un premier groupe a reçu le traitement habituel tandis que l'autre recevait le FOLOX. Les chercheurs ont établi que 78% des patients du second groupe ne présentaient pas de signe de récurrence du cancer trois ans après le traitement, contre 73% des patients du premier groupe.
L'autre étude sur le médicament oxaliplatin combiné à deux autres médicaments (FOLOX4), menée aux Etats-Unis sur 821 patients, montre un ralentissement significatif de la progression des tumeurs, avec un meilleur taux de réponse et une meilleure tolérance que deux autres régimes posologiques.
"La capacité de FOLOX4 de retarder la progression des tumeurs et d'alléger les symptômes liés au cancer est cliniquement significative pour nos patients", a estimé l'auteur de l'étude, le Dr Mace Rothenberg, du Vanderbilt-Ingram Cancer Center à Nashville (Tennessee).
Une autre étude présentée dimanche fait état de bons résultats d'un médicament de type agent antiangiogenèse, le bevacizumab (Avastin, du laboratoire américain Genentech) qui a amélioré la survie des patients, en combinaison avec d'autres médicaments.
"Il s'agit de la première preuve de principe montrant qu'une thérapie ciblée contre le cancer en général, et en particulier un inhibiteur de l'angiogénèse, fonctionne contre le cancer colorectal", a expliqué l'auteur de l'étude, le Dr Herbert Hurwitz, de la Duke University à Durham (Caroline du nord)
Ce type de médicament a une action inhibitrice sur la prolifération des vaisseaux sanguins nécessaires à la survie d'une tumeur.
pb/phd/sym ef
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-01 15:13:58
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CANCER
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Dimanche 01 juin 2003
SIDA
Sida: Chirac annoncera "une augmentation sensible" de la part française
EVIAN (France), 1er juin (AFP) - Le président français Jacques Chirac annoncera à Evian "une augmentation sensible" de la participation de la France à la reconstitution du Fonds mondial pour la santé qui lutte notamment contre le sida, a indiqué dimanche sa porte-parole Catherine Colonna.
"Le président de la République devrait, à l'occasion de ce sommet, annoncer le montant de la contribution française", a dit Catherine Colonna au cours d'un point de presse à l'ouverture du sommet d'Evian.
Sans révéler le montant de cette participation, elle a indiqué qu'elle traduirait "une augmentation sensible".
Catherine Colonna a affirmé qu'il convenait "de saluer l'effort important, réel engagé par les Etats-Unis" pour réapprovisionner ce Fonds.
La France souhaite, a-t-elle dit, que les partenaires des Etats-Unis, et notamment l'Union européenne, "sachent faire un effort comparable".
"La reconstitution du Fonds doit se faire à l'occasion de la conférence des donateurs, le 16 juillet à Paris", le sommet du G8 d'Evian devant permettre de donner "des orientations", a-t-elle ajouté.
Le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été constitué en janvier 2002 par le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, en réponse à une initiative du sommet du G8 de Gênes de juillet 2001. Le Fonds, qui a reçu à ce jour des promesses de 3,4 milliards de dollars, a besoin de 4 milliards de dollars supplémentaires dans les deux prochaines années pour combattre la pandémie qui a fait plus de trois millions de morts en 2002.
Les Etats-Unis viennent d'annoncer le déblocage de 15 milliards de dollars en cinq ans pour la lutte contre le sida dans 14 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, particulièrement touchés par cette épidémie.
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-01 10:11:05
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SIDA, CANCER
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Samedi 31 mai 2003
VARIOLE
Variole : la recherche patine
Si l’OMS se félicite « des efforts très importants des établissements publics et des entreprises privées pour découvrir de nouveaux composés actifs contre la variole », le développement de médicaments ou de vaccins reste malgré tout très laborieux.
Certes la Russie a examiné 2 432 composés à la recherche de propriétés inhibitrices du virus variolique. Elle en a identifié 6 nouveaux, qui seront testés ultérieurement sur des modèles animaux. Des recherches du même genre sont en cours au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, où un total de 40 molécules se sont révélées prometteuses.
L’OMS indique ainsi que le cidofovir, ne constitue pas « un médicament idéal en raison de sa néphrotoxicité – sa toxicité pour les reins, n.d.l.r. - et de la nécessité de l’administrer par voie injectable". Par ailleurs, cette substance ne protège les singes que lorsqu’elle est administrée 24 heures avant l’infection. Injectée 12 heures après cette dernière, elle s’avère totalement inefficace. Pas vraiment performant...
Cependant des études sur trois dérivés du cidofovir paraissent porteuses d’espoir. Par rapport à ce dernier, ils présentent deux avantages majeurs. La possibilité d’une administration par voie orale et non injectable, ce qui permettrait des gains inestimables en termes de maniabilité… Ils seraient surtout beaucoup plus efficaces. Toutefois leur expérimentation n’aura pas lieu avant 4 à 6 mois.
Quant aux vaccins, des travaux sont en cours au Royaume-Uni mais sont encore au stade de la recherche d’antigènes protecteurs convenables. Les Etats-Unis mènent également des recherches mais ces dernières sont encore au premier stade…
Sources: de nos envoyés spéciaux à Genève, 26 mai 2003
(Destination Santé)
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-31 13:02:02
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Samedi 31 mai 2003
CIGARETTES
Cigarettes: les marques américaines plus chargées en nitrosamine cancérigène, selon une étude
ATLANTA (AP) - Les cigarettes américaines comme les Marlboros contiennent jusqu'à deux fois plus de nitrosamine, une substance cancérigène, que les marques étrangères, selon une étude diffusée vendredi par les autorités sanitaires américaines.
Les Centres de Contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont comparé le niveau de nitrosamine dans les Marlboros, choisies car elles sont très répandues, aux marques locales de 13 pays. Dans 11 de ces pays, les marques locales présentaient des niveaux de cette substance cancérigène bien inférieurs à ceux des Marlboros.
Les CDC ont aussi comparé les Marlboros, fabriquées par Philip Morris, et leur concurrent américain Doral, fabriqué par Reynolds. Les deux marques, les plus populaires des Etats-Unis, possédaient des niveaux similaires de nitrosamine.
Selon les responsables des CDC le niveau de nitrosamine plus élevé dans le tabac américain est lié à la façon dont il est produit. "Cela veut dire qu'il est possible pour le fabricant d'abaisser les niveaux de ce carcinogène", a expliqué David Ashley qui a conduit l'étude vendredi publiée dans le journal "Recherche sur la nicotine et le tabac".
Mais le CDC avertit que les nitrosamines ne sont pas les seules substances cancérigènes contenues dans les cigarettes et que "réduire leurs niveaux ne garantit pas à lui seul une cigarette moins dangereuse" pour la santé.
Sur le Net:
Centres pour le Contrôle et la prévention des maladies: www.cdc.gov
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-31 13:00:44
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Vendredi 30 mai 2003
DISCOURS DE MATTEI
Message de Jean-François MATTEI,
Ministre de la santé, de la famille
et des personnes handicapées
lu par Edouard Couty, Directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS) Aux Assises Nationales
des Hôpitaux Locaux
Le Croisic, le 31 mai 2003
Vous me permettrez tout d'abord de regretter qu'un calendrier fortement contraint ne me permette pas de me tenir parmi vous aujourd'hui.
Dès mon arrivée, j'avais demandé à mes services de me faire des propositions pour consolider et développer le rôle de l'hôpital local au sein de l'offre de soins.
Nous allons aujourd'hui, franchir ensemble une étape, que je crois importante.
C'est pourquoi, j'ai confié le soin à Monsieur Edouard COUTY, Directeur de la DHOS, non seulement de me représenter, mais surtout d'exprimer en mon nom les orientations politiques que je souhaite privilégier pour les hôpitaux locaux.
L'hôpital local a trop souvent souffert d'un certain flou de ses contours et de sa place dans le paysage sanitaire et social, y compris pour les professionnels de santé.
Partant de ce constat et de votre attente légitime, j'ai souhaité voir préciser les missions de l'hôpital local, et conforter son rôle dans l'organisation des soins. C'est l'objet d'une circulaire entièrement consacrée à vos établissements, que je viens de signer, et dont je souhaite aujourd'hui souligner certains points.
L'hôpital local n'y est plus défini par son mode de fonctionnement médical, mais bien par les missions qu'il assure.
Ainsi, mes instructions ont pour objectif de
Placer l'hôpital local comme premier niveau de prise en charge sanitaire ;
Renforcer la médicalisation des prises en charge ;
Développer les complémentarités.
L'hôpital local comme premier niveau de prise en charge sanitaire
Devant l'émergence d'un besoin en court séjour de médecine et en soins de suite, lié notamment au vieillissement de la population et au développement des maladies chroniques, j'ai souhaité réaffirmer la vocation sanitaire des hôpitaux locaux.
Ils doivent devenir le premier maillon d'une prise en charge graduée, définie dans les SROS (schémas régionaux d'organisation sanitaire), pour favoriser le maintien ou le retour à domicile d'une population vivant à proximité.
Un hôpital local doit donc pouvoir disposer :
- de moyens d'hospitalisation en médecine. A ce titre, la création ou la réintroduction de lits de court séjour de médecine polyvalente sera envisagée dans les prochains schémas régionaux d'organisation sanitaire.
- de moyens d'hospitalisation en soins de suite et de réadaptation, pour le retour et le maintien à domicile du patient après une situation aiguë. Par sa proximité, par les collaborations développées avec les professionnels de santé libéraux, l'hôpital local est un lieu idéal pour développer ces prises en charge.
- de moyens d'hospitalisation en soins de longue durée, bien sûr ;
- mais également de consultations avancées de spécialistes (notamment en cardiologie, pneumologie, soins bucco-dentaires, gériatrie, gynécologie-obstétrique ou psychiatrie). Il s'agit de " faire venir l'offre " vers le patient, en constituant une équipe pluridisciplinaire au sein de l'hôpital local et en renforçant le temps médical. Cela permettra d'éviter les recours injustifiés à des structures spécialisées, source de rupture des personnes âgées avec leur environnement.
Ces consultations pourront d'ailleurs, être ouvertes à des patients non hospitalisés au sein de l'établissement.
L'hôpital local disposera ainsi des compétences et des moyens pour assurer pleinement son rôle de plate-forme sanitaire de premier recours.
Par delà son rôle de premier niveau de recours, je souhaite que l'hôpital local puisse aussi développer une diversité de services et d'activités, tout en préservant sa capacité d'adaptation aux besoins spécifiques de sa population. C'est sa force et son originalité. Il ne s'agit donc pas de définir, et encore moins d'imposer un " hôpital local type ", mais de conserver à vos établissements leur polyvalence.
Ainsi, en complément des services de médecine, de soins de suite et de réadaptation, de soins de longue durée et des consultations avancées de spécialistes, et sous réserve que les besoins aient été analysés et identifiés de façon partagée avec l'agence régionale de l'hospitalisation, l'hôpital local pourra :
- dans le domaine des soins tout d'abord :
- mettre en place un service d'hospitalisation à domicile,
- apporter son concours à la permanence des soins,
- faire de l'accueil non programmé sous réserve de certaines conditions.
- dans le domaine de la prévention :
- mettre en place des consultations de tabacologie, d'alcoologie et de soutien au sevrage
- développer des actions de prévention dans le domaine gérontologique
- constituer une cellule d'écoute pour les suicides
- dans le domaine médico-social :
- à côté des maisons de retraite, constituer des services de soins infirmiers à domicile
- créer des dispositifs d'accueil de jour et d'hébergement temporaire
- être le support de centre locaux d'informations et de coordination (CLIC) ou de sites de la vie autonome pour les personnes handicapées.
Je suis très attaché à cette diversité de modes de prise en charge, allant du service de soins infirmiers à domicile à l'hospitalisation à domicile et prenant appui sur des services d'hospitalisation complète, le tout coordonné par l'hôpital local. Une telle coordination favorise la continuité de la prise en charge des patients et leur maintien à leur domicile, répondant ainsi à leurs attentes.
Conjointement à des actions de prévention, l'hôpital local est ainsi en mesure d'assurer un véritable rôle d'animateur local de santé.
Il convient ensuite, de renforcer la médicalisation
Les hôpitaux locaux reposent pour l'essentiel sur des médecins généralistes libéraux - 7 médecins sur 10 - et dans une proportion moindre sur des praticiens hospitaliers. Cette coopération originale entre la médecine libérale et l'hôpital, favorise la prise en charge globale de patients souvent âgés et la continuité des soins. Elle doit être consolidée et développée.
Je souhaite, tout d'abord, renforcer le temps de présence médicale auprès des patients :
- en rendant plus attractif ce mode d'exercice, au delà de l'indemnité généralisée en 2003 qui compense la perte de revenu des médecins libéraux impliqués dans la vie institutionnelle de leur établissement. Les médecins généralistes doivent pouvoir faire bénéficier leurs patients d'une offre variée, grâce à la présence simultanée de lits de médecine et de soins de suite, et au développement des consultations avancées de spécialistes.
- en mutualisant des moyens médicaux entre établissements de santé, par exemple en créant des postes de praticiens hospitaliers partagés.
- en réfléchissant à de nouvelles organisations communes, comme par exemple la mise en place de comités de luttes contre les infections nosocomiales partagés entre plusieurs hôpitaux locaux.
Je souhaite, ensuite, prolonger cette démarche et contribuer à une amélioration continue de la qualité des soins en engageant une réflexion sur deux points-clés du fonctionnement des hôpitaux locaux :
la limitation des actes praticables par les médecins autorisés.
En effet, le code de la santé publique impose aux médecins des hôpitaux locaux, de ne pas dépasser des quotas d'actes en médecine, en soins de suite et en soins de longue durée. (Par exemple : 1,5 acte par semaine en moyenne, en soins de suite). Cette limite est discutable au regard de la qualité des soins prodigués aux patients.
C'est pourquoi j'envisage de modifier le code de la santé publique sur la base de discussions avec les professionnels de santé et les caisses d'assurance maladie. Cette modification aura pour objectif de concilier l'amélioration de la qualité des soins et la maîtrise des dépenses de santé.
la collaboration entre médecins libéraux, médecins salariés et praticiens hospitaliers au sein de l'hôpital local.
Il m'apparaît important de préserver la spécificité du fonctionnement médical de l'hôpital local, qui prend appui sur les médecins généralistes. Je souhaite pourtant que soit recherché un équilibre entre les différentes catégories de praticiens pouvant exercer à l'hôpital local et de réfléchir à d'autres formes d'exercice, de statut ou de rémunérations. Le salariat pourrait ainsi être expérimenté.
Il convient également, à moyen terme, d'aller au delà des recommandations prévues par la circulaire en matière de présence de médecins spécialistes libéraux, et de lever les obstacles réglementaires afin de permettre une généralisation de leur présence.
C'est en ce sens que le décret relatif au fonctionnement médical de l'hôpital local qui date de 1992 sera modifié et rénové d'ici fin 2003, avec l'appui des acteurs concernés.
Enfin, l'hôpital local doit devenir un lieu privilégié de complémentarités
entre les secteurs sanitaire et social
entre la médecine de ville et la médecine hospitalière
entre établissements de santé.
Cette complémentarité est à renforcer pour rompre l'isolement dans lequel certains d'entre eux se trouvent.
Ainsi, la place des hôpitaux locaux dans les réseaux de santé ou médico-sociaux est réaffirmée, de même que leur intégration dans les réseaux de télé-médecine. Leur rôle dans la coordination gérontologique est également souligné.
La complémentarité avec les autres établissements de santé publics ou privé est réaffirmée à travers :
- des conventions que je souhaite rénovées et élaborées de façon bilatérale : il s'agit d'instaurer une démarche d'échanges d'expertises, de compétences et de personnels, dans le cadre d'un partenariat équilibré entre les établissements de santé.
- L'hôpital local ne doit plus être systématiquement placé en situation de demandeur. Ainsi, la circulaire incite les établissements de santé de référence à engager une démarche de conventionnement avec les hôpitaux locaux pour situer et organiser la place de chacun au sein d'une prise en charge donnée.
- La nécessité d'organiser et de formaliser des liens entre commissions médicales d'établissement . La participation réciproque des présidents de CME d'un hôpital local et d'un ou plusieurs établissements de santé de référence aux différentes CME peut être utilement développée.
- Une mutualisation accrue des moyens entre hôpitaux locaux : les directions communes, les équipes logistiques communes, les DIM partagé sont à développer
- Des formations communes entre hôpitaux locaux, mais aussi sous forme d'échange de personnels avec les établissements de référence.
L'ensemble de ces orientations s'adressent aux hôpitaux locaux existants. Pour autant, j'envisage très clairement la création même d'hôpitaux locaux, parfois intercommunaux, ou la transformation de centre hospitalier en hôpital local, sous réserve que les besoins aient été préalablement identifiés et dans le cadre d'une concertation locale approfondie.
Il s'agit d'une étape déterminante pour la reconnaissance et la promotion d'une médecine hospitalière de proximité.
Promouvoir l'hôpital local comme structure originale et incontournable de l'offre de soins, diffuser les bonnes pratiques, s'interroger sur les défis de l'hôpital local et élaborer les moyens de son amélioration, en un mot, bâtir ensemble l'hôpital local de demain, tels sont les objectifs ma politique, traduite en partie dans cette circulaire.
Permettez-moi de conclure en soulignant l'investissement remarquable et de qualité de tous les professionnels de l'hôpital local à nos cotés. Ils ont su, vous avez su, nous convaincre, et ensemble nous avons, je le crois, créé une dynamique et une mobilisation nouvelle.
En vous souhaitant des assises riches en échanges et partages d'expérience, je tiens à vous assurer de tout mon soutien pour franchir les étapes futures du développement et de la modernisation de l'hôpital local.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-30 12:07:55
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Vendredi 30 mai 2003
SIDA
"Sida Urgence G8" appelle la France à dédier "au moins 500 millions d'euros par an" à la lutte contre l'épidémie PARIS (AP) - Le collectif "Sida Urgence G8", coalition d'organisations mobilisées contre l'épidémie, appelle Jacques Chirac à annoncer au sommet du G8 une contribution financière "d'au moins 500 millions d'euros par an" pour la lutte contre le sida. "Le Sénat américain a récemment validé la proposition de George W. Bush de consacrer 15 milliards de dollars sur cinq ans à la lutte contre le sida dans le monde", rappelle Sida Urgence G8 dans un communiqué, appelant le chef d'Etat français à "réagir à cette offensive des Etats-Unis" et à "débloquer au moins 500 millions d'euros par an", soit "une contribution financière proportionnelle au défi américain". "Alors que Jacques Chirac se pose depuis des années comme le champion de la lutte contre le sida sur la scène internationale (...), la France a jusqu'ici refusé de s'impliquer réellement sur le plan financier", déclare le communiqué. L'appel de la coalition -composée entre autres d'Act Up-Paris, d'Ensemble contre le sida, de Solidarité Sida ou encore de Médecins du monde- a rassemblé "la signature de 165 organisations issues de plus de 35 pays", selon le communiqué. Samedi, la campagne Sida Urgence G8 sera présente au Sommet pour un autre monde tenu à Annemasse (Haute-Savoie), en marge de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement du G8 à Evian qui débutera dimanche. Un rassemblement sera également organisé dimanche à 17h à Paris, au Champ de Mars, où un compteur géant rappellera la réalité des chiffres des victimes du sida, en présence de jeunes, de sportifs et d'artistes, dont l'acteur-réalisateur Antoine de Caunes. AP kb/com/JmC
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-30 12:02:19
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Vendredi 30 mai 2003
CANCER
Cancer de l’endomètre : la piste génétique
D’après une équipe américaine, des mutations génétiques pourraient être à l’origine du cancer de l’endomètre, la muqueuse qui tapisse la cavité utérine. Cette découverte explique-t-elle le fait que ce cancer semble plus fréquent dans certaines familles ?
Plus de 440 femmes atteintes d’un cancer de l’endomètre ont participé à ce travail réalisé par le Pr Paul Goodfellow et ses collègues, de la Washington University School of Medicine. Ils ont montré que des mutations du gène MSH6, présentes chez 1,6% des femmes qui souffrent d’un cancer de l’endomètre, pourraient être en cause.
Ce travail pourrait ainsi bouleverser l’approche dans le traitement de cette maladie. « Actuellement, les femmes de moins de 50 ans sont traitées sur une base individuelle, sans recommandation particulière pour leur famille. Notre travail pourrait ainsi contribuer à faire évoluer cette approche thérapeutique » concluent les auteurs. Avec peut-être la perspective de recommander un dépistage familial, comme pour les cancers du côlon par exemple.
Sources: Washington University School of Medicine, 12 mai 2003
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-30 11:59:02
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Vendredi 30 mai 2003
DIABETE
Diabète de type 2: l'environnement en cause
PARIS (AP) - Les enfants nés de mères souffrant de diabète pendant leur grossesse ont un risque plus élevé de devenir eux-mêmes diabétiques à l'âge adulte, selon une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Cette étude souligne le rôle joué par l'environnement dans la survenue du diabète, un important problème de santé publique.
L'équipe de recherche de Jean-François Gautier a voulu savoir si les enfants portés par une mère souffrant de diabète de type 1 avaient plus de risques de présenter à l'âge adulte une prédisposition particulière au diabète, mais de type 2 cette fois. Le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par une obésité chez la majorité des patients. Elle survient à l'âge adulte sous l'influence de facteurs génétiques et environnementaux (alimentation et activité physique, notamment).
Le diabète de type 1, en revanche, est une affection dans laquelle les cellules du pancréas responsables de la production d'insuline (hormone qui permet au sucre de pénétrer dans la cellule) sont détruites. Ce déficit absolu en insuline nécessite un traitement à vie par piqûre d'insuline. Le diabète 1 survient plutôt chez l'enfant ou l'adulte jeune.
L'équipe de Jean-François Gautier a mené son expérience chez 31 adultes jeunes non-diabétiques, et sans diabétique de type 2 dans leur famille: quinze de ces adultes étaient issus de mères diabétiques (type 1) pendant leur grossesse, les seize autres, dont le père était diabétique de type 1, constituaient le groupe contrôle.
Dans un communiqué, les chercheurs précisent que trois paramètres ont été explorés: le pourcentage de graisse corporelle, la résistance à l'insuline (c'est-à-dire la capacité pour un individu de faire pénétrer le sucre dans les tissus), et la sécrétion d'insuline après ingestion de sucre.
Selon ses résultats, les deux premiers critères étaient identiques pour la descendance issue de mère ou de père atteints de diabète de type 1. En revanche, la sécrétion d'insuline après ingestion de sucre, était nettement abaissée dans le premier groupe (celui des mères).
Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent que l'environnement in utero joue un rôle dans l'apparition d'un défaut de sécrétion d'insuline, un des principaux critères de prédisposition au diabète de type 2, et ce indépendamment du patrimoine génétique, puisque les deux groupes d'adultes suivis par l'équipe de Jean-François Gautier possédaient un parent atteint du diabète de type 1.
Des résultats qui, selon les chercheurs, restent à confirmer à plus large échelle. AP
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-30 11:58:10
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Vendredi 30 mai 2003
MENINGITE
santé Pour prévenir la méningite en France
Un vaccin anti-pneumocoque
Jean-Michel Bader
[30 mai 2003]
La firme Wyeth-Lederlé a lancé début mai, et jusqu'à la fin de juillet, une campagne de presse radio et presse écrite de promotion de son vaccin anti-pneumococcique Prévenar, inscrit au calendrier vaccinal et efficace chez les enfants de moins de 2 ans. Le but est de vacciner chaque année 1,550 million d'enfants de 2 à 23 mois, au moyen de 10,850 millions de doses.
Selon l'Observatoire national des méningocoques, depuis la disparition des fréquentes méningites à hémophilus (50% des méningites), grâce au vaccin spécifique, le méningocoque (43%) et le pneumocoque (30% des cas) ont occupé le terrain. Et le pneumocoque provoque de 150 à 200 méningites par an en France, dont 80% surviennent avant l'âge de 2 ans. Sa mortalité est de 10%. Et les séquelles, souvent graves et fréquentes, du fait de l'antibiothérapie préalable «à l'aveugle», sont la terreur des services de pédiatrie. La méningite à pneumocoque tue entre 15 et 20 enfants par an dans notre pays, soit un décès de tout-petit toutes les 3 semaines.
Or le pneumocoque, tout un chacun dès la naissance, l'héberge dans son pharynx. Tout enfant est donc «porteur sain». Il se transmet facilement par les goutelettes de salive, lors de la toux et des éternuements. Pour des raisons mystérieuses, le pneumocoque peut passer dans le sang (septicémie), provoquer des pneumonies, et surtout ces méningites redoutables. Ajoutons qu'en France, pays champion du monde de la résistance aux antibiotiques, la résistance des pneumocoques à la pénicilline a été multipliée par 10 en dix ans (en 1997, des pourcentages de résistance de 53% pour les méningites à pneumocoques ont été retrouvés).
Le tableau clinique est souvent peu parlant : un enfant peu fébrile, voire hypotherme, qui refuse le sein ou le biberon. C'est là qu'il faut faire sans tarder le diagnostic, sinon s'installe une véritable coque fibrino-purulente qui entoure le cerveau et qui est produite par le microbe ; les parois des vaisseaux sanguins du cerveau s'épaississent, la circulation du sang se ralentit, voire s'interrompt. Les vaisseaux n'irriguent plus le tissu cérébral qui meurt, infarci ou ramolli. Le cerveau lui-même peut «gonfler» et cet oedème cérébral aggrave la compression des vaisseaux ; malgré les traitements, l'écrasement du cerveau, le coma, l'état de mal convulsif dont est victime l'enfant «et qui dure des heures, voire des jours», précise le Dr Jean Lavaud (SMUR pédiatrique Necker, Paris), sont autant de facteurs de survenue de graves complications cérébrales (hémiplégies, paraplégies, tétraplégies, surdités et cécités corticales).
Le vaccin Prévenar, qui a obtenu en 2001 son autorisation en Europe, est efficace chez les enfants de cette tranche d'âge et semble bien toléré. Il y a même un effet positif indirect, qualifié «d'immunité de troupeau» par les spécialistes. Lorsqu'un pourcentage suffisant d'enfants est vacciné, la circulation du microbe baisse, et protège donc indirectement même les enfants non encore vaccinés. Le prix public de chaque dose est de 64 Û, et la firme, qui bénéficie d'un monopole de fait (aucun autre vaccin de ce type n'est commercialisé par la concurrence) devrait pouvoir tabler sur un marché annuel en France de près de 70 millions d'euros.
Joël Lecomble (Wyeth France) reconnaît que le prix fabricant hors taxes (et hors marges des distributeurs et pharmaciens) a été fixé à 49 euros «du fait de la complexité de ce vaccin qui en comporte en réalité sept d'un coup». Prévenar agit en effet sur les sept sérogroupes de pneumocoques les plus fréquemment responsables d'affections graves. Aux États-Unis, les ventes de Prévenar avaient atteint 292 millions de dollars en 2000 après avoir été lancé en mars et 798 millions de dollars en 2001, soit une progression de 73%.
Mais parce que chaque vie sauvée va coûter 3,5 millions d'euros par an, parce que le programme vaccinal pédiatrique coûte déjà 170 millions d'euros par an à la communauté (Prévenar le renchérissant de 70 millions supplémentaires) et qu'il faudra vacciner pratiquement tous les enfants de ces cohortes (Prévenar est remboursé à 65%), les autorités sanitaires et la firme Wyeth-Lederlé, échaudées par l'affaire du vaccin contre l'hépatite B, ont organisé, aux frais du laboratoire producteur, une cohorte prospective de surveillance des effets secondaires. Le Pr Philippe Reinert et le Dr Robert Cohen (hôpital intercommunal de Créteil) qui présentaient le vaccin Prévenar à la Fondation pour la recherche médicale, sont d'incontournables spécialistes, reconnus par leurs pairs et par les laboratoires.
Ils ont fait tous deux en 2002 une déclaration de collaboration ponctuelle et à des essais cliniques, ainsi que des conférences et des formations médicales continues, pour le compte du laboratoire Wyeth-Lederlé. M. Cohen a également agi comme consultant de la firme. M. George France (Wyeth Lederlé France) nous indique que c'est dans le cadre de la surveillance de la cohorte des vaccinés, réclamée par l'Afssaps, que le Dr Cohen a collaboré comme coordinateur, et le Pr Reinert comme membre du comité scientifique. Le bénéfice de Prévenar semble incontestable dans les pays occidentaux, mais réclame de vacciner des millions d'enfants, la prudence sanitaire et la transparence s'imposent donc.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-30 10:41:16
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Jeudi 29 mai 2003
SRAS
Le SRAS, un virus extra-terrestre ?
Des chercheurs estiment que le virus de la pneumonie atypique pourrait avoir été transporté sur Terre par une comète. Consternations et moqueries chez les spécialistes du SRAS.
Mis en ligne le 26 mai 2003
Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) vient des étoiles. Une affirmation a priori farfelue qui est pourtant soutenue par un collectif de scientifiques emmené par le professeur Chandra Wickramasinghe, de l'université britannique de Cardiff. Leur théorie a été exposée dans une lettre publiée par la revue scientifique The Lancet, révèle la BBC.
Panspermie
"Les séquences génétiques particulières de ce virus SRAS apparaissent radicalement différentes de tous les autres coronavirus connus", affirme le professeur Wickramasinghe. Ce qui suggère, selon lui, que le SRAS s'est développé sur une autre planète et qu'il aurait amené sur Terre par une comète. Cette idée s'appuie sur la théorie connue sous le nom de panspermie. Le scientifique reconnaît néanmoins ne pas disposer de preuve concrète pour étayer ses propos.
Ce qui explique, indique la BBC, que "nombre d'experts du SRAS pensent que cette théorie elle-même (de Wickramasinghe, NDLR) semble venir d'une autre planète" ! Selon les experts interrogés par le site britannique, le SRAS "n'a rien d'étrange" et "a certainement évolué à partir d'autres virus connus". Certains d'entre eux ont même qualifié la lettre au Lancet de "ridicule" et de "blague". Enfin, un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé à la BBC qu'il n'y avait aucun plan à l'étude pour envoyer des inspecteurs dans l'espace.
photo d'ouverture : comète Ikeya-Zhang C/2002 C1 (G. Rhemann/Sky & Telescope)
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Par Matthieu DURAND
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-29 13:00:57
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EPIDEMIES
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Jeudi 29 mai 2003
JEUX VIDEOS
Une super vue grâce à Super Mario
Les jeux vidéos d'action sont souvent accusés de provoquer des crises d'épilepsie chez certaines personnes. Ils permettraient aussi de développer les compétences visuelles, selon des chercheurs américains.
Mis en ligne le 29 mai 2003
Jouer régulièrement aux jeux vidéos, et plus particulièrement aux jeux "d'action", améliore l'acuité et la rapidité de notre attention visuelle. Des spécialistes de science cognitive de l'Université de Rochester (Etat de New York) l'ont constaté auprès de sujets des deux sexes âgés de 18 à 23 ans. Certains étaient des utilisateurs assidus de jeux vidéos dans les six derniers mois, les autres non. Les "cobayes" se sont notamment défoulés sur GTA 3, Half-life, Spiderman et Super Mario Kart.
Habileté et réactivité
Après seulement dix jours d'utilisation de tels jeux, les chercheurs ont observé un développement notable des compétences visuelles des joueurs, tant au niveau de l'habileté des réponses que dans le temps de réaction à des stimuli visuels complexes. Les modifications du processus de perception visuelle ont été déterminées par comparaison d'indices comportementaux de vision et de processus de langage chez les joueurs assidus et chez les joueurs occasionnels. "Les jeux vidéos d'action repoussent les limites de l'attention visuelle", conclut l'étude parue jeudi dans la revue britannique Nature.
En 1985, une expérience similaire menée par trois autres experts avait déjà montré que d'excellents joueurs en jeux vidéos étaient meilleurs que les non-joueurs pour une reconstruction mentale d'images, et cela sur un matériel dessiné sur papier.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-29 12:56:48
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